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Recherches compliquées à Notre-Dame-de-Montauban

Deux policiers dans un canot sur une rivière.

Deux policiers ratissent les berges de la rivière Batiscan en canot à Notre-Dame-de-Montauban.

Photo : Radio-Canada

Marie-Pier Bouchard

L’absence de réseau cellulaire et l’instabilité de la connexion Internet compliquent les opérations visant à retrouver l’homme qui a sombré dans la rivière Batiscan, selon la mairesse suppléante de Notre-Dame-de-Montauban. « Tout ce qu’on avait prédit est en train de se produire », se désole Marjolaine Morasse. Elle presse les gouvernements d’agir.

La coordination des recherches, assurée par la Sûreté du Québec (SQ), est plus compliquée et moins efficace pour les autorités lorsqu’il n’y a pas de réseau cellulaire, affirme Marjolaine Morasse, qui s'inquiète pour la sécurité de ses concitoyens.

Par exemple, Mme Morasse parle de la difficulté, voire l’impossibilité pour les patrouilleurs de communiquer entre eux sur le terrain.

On n’est pas capables de livrer ce qu’on voudrait donner pour que le service soit adéquat.

Marjolaine Morasse, mairesse suppléante de Notre-Dame-de-Montauban
Femme portant des lunettes et une camisole turquoise en entrevue devant une rivière.

Marjolaine Morasse, mairesse suppléante de Notre-Dame-de-Montauban

Photo : Radio-Canada

Mme Morasse a même dû faire des pieds et des mains pour que la SQ ait accès à Internet au centre municipal du village où a été aménagé le quartier général.

Est-ce que ce triste événement va convaincre les gouvernements provincial et fédéral de déployer les fonds nécessaires pour la construction de tours cellulaires? Marjolaine Morasse l’espère; selon elle, il s’agit sans aucun doute d’un enjeu de sécurité publique.

On veut assurer la sécurité de tous les concitoyens, mais on ne peut pas le faire si on n’a pas l’appui des gouvernements, dit Mme Morasse.

D’autres résidents de Notre-Dame-de-Montauban rencontrés dans le village disent aussi avoir hâte que ce dossier soit réglé.

C’est un gros manque à Notre-Dame, le réseau cellulaire, depuis le temps qu’on en parle. On a signé des pétitions, et il n’y a rien qui se passe.

François Gagnon, résident de Notre-Dame-de-Montauban
Homme portant des lunettes en entrevue à la caméra.

François Gagnon, résident de Notre-Dame-de-Montauban

Photo : Radio-Canada

Marjolaine Morasse interpelle la députée de Champlain, Sonia LeBel, et le député de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne, qui se sont, selon elle, engagés clairement à faire avancer le dossier.

On espère que quelqu’un va entendre ceci et va se dire qu’il est peut-être temps, en 2019, qu’il y ait du réseau cellulaire dans les milieux ruraux, dit-elle.

Des moments difficiles

En plus de s’assurer que personne ne manque de rien pour le bon déroulement des recherches, la mairesse suppléante a pris sous son aile les proches de la personne disparue.

La maison de Marjolaine Morasse sert de refuge à ces gens de l’extérieur qui sont très ébranlés, mais qui gardent toujours espoir, dit-elle.

Ils sont d’ailleurs présents sur le terrain depuis le début des recherches et suivent le tout de très près.

Respect et empathie

Est-ce qu’ils l’ont trouvé?, est probablement la question que nous avons entendue le plus souvent sur le terrain au cours des deux premières journées de recherches.

Plusieurs automobilistes ralentissent près de la rivière, baissent la vitre de leur voiture et s’informent.

La population est très respectueuse et empathique à l'égard de ce que vivent les proches de l’homme disparu.

Michel Perron raconte qu’il va marcher régulièrement le long de la rivière dans l’espoir de trouver le disparu ou un indice qui permettrait de le localiser.

Mauricie et Centre du Québec

Noyade