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Comiccon de Montréal : des superhéros qui attirent les foules

La famille Brousseau a passé une centaine d'heures pour confectionner chaque costume.

Photo : Radio-Canada / Karine Mateu

Radio-Canada

À l’image de la convention mère de San Diego, qui connaît une croissance annuelle de 15 % par an, le Comiccon de Montréal attire les foules – près de 60 000 visiteurs – et fait des petits. Une nouvelle édition verra ainsi le jour à Laval en octobre.

En 2006, on a commencé par 2000 personnes à la Place Bonaventure. Et dès la troisième édition, on avait trop de monde : les pompiers sont venus et ont dit "that’s it" : il y avait 3000 personnes qui n’ont pas pu rentrer, raconte Jason Rockman, porte-parole de l’événement.

Il y a neuf ans, le Comiccon a déménagé dans une petite partie du Palais des congrès. Mais depuis 5 ou 6 ans, on prend le Palais au complet et on attend plus de 60 000 personnes, poursuit M. Rockman.

Des visiteurs comme la famille Brousseau, qui a passé une centaine d’heures et a investi tout autant pour confectionner chacun des trois costumes inspirés de Star Wars, qu’ils abordent fièrement dans les allées du Comiccon.

Les déguisements, « ça peut varier entre 150 dollars et aller jusqu'à des milliers de dollars. 

Marie-Ève - Ewok - Brousseau

Même si l'édition montréalaise est indépendante de l’édition originelle de San Diego, les revenus sont vraisemblablement au rendez-vous, le prix d’entrée variant de 35 $ pour une journée à 229 $ pour trois jours. À San Diego, l’événement a par exemple réalisé en 2016, 20 % de bénéfices sur 19,5 M$ de revenus, note l’émission Fox Business.

Du côté de Montréal, Jason Rockman reste discret quant aux résultats financiers. Les frais pour réaliser le Comiccon sont très élevés. Il y a les invités qui ont des garanties, les billets d’avion, les nuitées d’hôtel. Si tu as une guestlist de 50 à 70 personnes qui prennent des vols des États-Unis ou de Grande-Bretagne, tous en première classe, ça fait beaucoup, dit-il.

Star Trek

Cette année l'organisation comptait parmi ses invités d’honneur Elijah Wood (Le Seigneur des anneaux), Tom Felton (Harry Potter), George St-Pierre ou William Shatner (Star Trek). Se faire prendre en photo avec le capitaine Kirk (William Shatner) coûte une centaine de dollars, par exemple. Pour Lou Ferrigno, qui incarnait Hulk à la fin des années 1970, courir les cachets offerts par les Comic Con, partout sur la planète est devenu, est désormais une activité à plein temps.

Un imitateur du capitaine Kirk se fait prendre en photo au Comiccon de Montréal.

Le capitaine Kirk, alias William Shatner, continue de surfer sur la popularité de Star Trek.

Photo : Radio-Canada

Pour l’acteur français Christophe Lambert, rencontré sur place, dans les Comic-Con, on rencontre du "hardcore fan". C’est quelque chose de très spécifique où l’on sait pourquoi on est là et qui l'on va voir. Contrairement aux festivals, où les gens viennent surtout par curiosité.

Fait notable, les organisateurs montréalais ne comptent que sur un noyau dur de 10 à 12 employés à temps plein. Pour un événement de 60 000 personnes, l’organisation compte généralement sur une équipe de 100 à 150 personnes, souligne Jason Rockman.

Bientôt à Laval

En parallèle, l’équipe est en train de monter un événement similaire qui sera présenté à Laval les 5 et 6 octobre, place Forzani. Si l’édition lavalloise attire autant d’exposants qu’à Montréal, il faudra prévoir 120 kiosques, sans compter l’allée des artistes où près de 200 superhéros rencontrent leurs admirateurs et monnaient leurs autographes.

Pour Samuel Gagnon-Tremblay, directeur général des Artisans d’Azure, spécialisé dans les accessoires médiévaux, notre clientèle cible, ce sont les joueurs de grandeur nature. Mais au Comiccon, il y a tellement de geeks, qui sont des joueurs potentiels qu’on peut aller chercher, que c’est pour cela qu’on est là .

De son côté, Annie Lamarche, propriétaire de la marque GeekieBaby, confie réaliser la moitié de son chiffre d'affaires annuel durant l'événement.

Avec les informations de Michel Marsolais et de Karine Mateu

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