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Le gouvernement Legault accusé de laisser mourir des patients

Instruments chirurgicaux pour procéder à une greffe d'organes.

Au cours du printemps, 12 patients en attente d'une chirurgie cardiaque sont morts faute d’avoir pu être opérés.

Photo : Getty Images / Hero Images

Radio-Canada

Le refus du gouvernement de François Legault d’envoyer les patients en attente d’une chirurgie cardiaque se faire opérer en Ontario ou aux États-Unis, plus tôt cette semaine, suscite de vives critiques de la part du Conseil pour la protection des malades.

J’ai de la misère à comprendre que, dans une société aussi organisée et bien traitée que la nôtre, on en soit rendu à dire “vous allez devoir mourir un peu plus parce que, là, on s’en va en vacances ”, a lancé le président de son conseil d’administration, Paul Brunet, lors d’une entrevue dimanche sur les ondes de RDI.

M. Brunet insiste : le réseau de la santé du Québec est dans une situation de crise dont il ne peut s’extirper par lui-même sans que cela soit trop long pour les patients.

Il attribue une part importante du problème à des retards dans la formation du personnel, ce qui prend du temps à combler.

C’est pourquoi le Conseil proposait d’envoyer les patients se faire soigner hors de la province à court terme, comme cela avait été fait dans les années 1990.

« La réforme Barrette, ça n’a pas marché »

La ministre de la Santé, Danielle McCann, est consciente de la situation et à l’écoute des patients, reconnait M. Brunet, mais elle doit composer avec les décisions de ses prédécesseurs.

« Il y avait déjà, en 2018, mille patients qui attendaient hors délai pour être soignés. En 2014, il y en avait 400. Depuis quatre ans, on ne l’a pas améliorée, on a fait se détériorer la situation », souligne-t-il.

Été comme hiver

Porte-parole de l’organisme depuis une vingtaine d’années, l’avocat s’explique toujours mal pourquoi le réseau de la santé du Québec réduit ses services en été et lors de la période des Fêtes, deux moments dans l’année où les besoins de soins sont élevés.

Si les patients ne sont pas soignés ailleurs, il espère que le gouvernement et le personnel médical accepteront d’accentuer la cadence et de donner un coup cet été, en repoussant les vacances à plus tard.

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