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Plantes et amitiés cultivées sur le toit de l’hôpital Saint-Paul

Une femme cueille des plantes dans un jardin verdoyant entouré d'édifices.

Les jardiniers de DIGS cultivent grande variété de plantes comestibles.

Photo : Josh Huculiak

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Nous aimons dire que le mot "communauté" précède le mot "jardin" », déclare le président de la société Downtown Intercultural gardeners Society (DIGS) responsable d'un jardin communautaire fleurissant sur le toit de l'hôpital Saint-Paul, au centre-ville de Vancouver.

Caché de la rue, et au quatrième étage de l’hôpital, le jardin est une oasis pour des habitants du centre-ville qui y cultivent une grande variété de légumes, plantes comestibles et fleurs.

Le projet amorcé en 2010 permet de réunir une communauté diversifiée, souligne Kai Chang, président de DIGS, issu d'une famille d'agriculteurs chinois.

« [Notre but] était de réunir une communauté représentative de la diversité de Vancouver, et de faire en sorte que les immigrants ainsi que les jardiniers nés au Canada se réunissent et partagent leurs cultures et leurs façons de faire du jardinage et de la culture et de préparer des aliments. »

La plupart des plantes cultivées sur le toit sont comestibles. De la lavande permet aussi de nourrir les abeilles.

Pour sa part, Kai Chang cultive du chou frisé, de l’ail, des oignons, des pommes de terre, des carottes. Selon lui, la diversité des jardiniers est synonyme de diversité alimentaire : les légumes chinois, japonais et kényans, entre autres, poussent sur le toit.

Trois personnes discutent devant l''hôpital Saint-Paul au centre-ville de Vancouver

L'hôpital Saint-Paul au centre-ville de Vancouver

Photo : Josh Huculiak

Sens de la collectivité

Environ 40 % des jardiniers de la DIG sont nés au Canada, et 60 % sont des immigrants.

Pour M. Chang, l’aspect communautaire du jardin est tout aussi important que la production d’aliments.

« C’est une chose naturelle que les gens font ensemble. Je pense qu’il est primordial que les gens cultivent des aliments ensemble et mangent ensemble. »

Des plantes dans des bacs sur le toit d'un édifice

M. Chang affirme que le jardin apaise l'esprit.

Photo : Josh Huculiak

Un espace de guérison

Pour beaucoup, le jardin a des propriétés guérissantes. M. Chang mentionne que les personnes âgées et les malades sont attirés par les plantes vertes qui poussent.

« Vous pouvez imaginer ce que c'est de venir ici si vous êtes coincé dans une pièce pendant des semaines », dit-il.

« C’est un lieu de rassemblement naturel et il y a beaucoup de gens en détresse. C’est quelque chose qui apaise l’âme et les gens qui traversent parfois des transitions très difficiles. »

Selon M. Chang, l’espace bénéficie beaucoup du soleil et de l'environnement de la forêt pluviale tempérée de Vancouver.

D'après les informations de Laura Sciarpelletti

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