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Les vers de terre d’un restaurateur de Fort Nelson inspirent le dépotoir du coin

Un homme se tient debout dans un dépotoir, devant un secteur boisé.

L'expérience menée par Wilf Hoath a conduit un dépotoir local à se tourner vers le vermicompostage.

Photo : Radio-Canada / Carolina de Ryk

Radio-Canada

L’expérience de compostage réalisée lors de la rencontre d’un seau de vers de terre et des déchets d’un restaurateur de Fort Nelson s’est étendue au dépotoir Northern Rockies Landfill, près de la municipalité.

En 2017, le propriétaire du restaurant Subway de Fort Nelson, Wilf Hoath, s’est rendu compte que les gobelets de carton ciré, les emballages de papier et les restes de sandwiches vendus à son commerce s’entassaient au dépotoir.

Il s’est alors procuré un seau de vers rouges et s’est lancé dans le vermicompostage, une technique qui consiste à laisser des vers de terre manger la matière organique et à la transformer en une matière riche en nutriments pour l’agriculture.

« Je me suis demandé si un paquet de ces vers pourraient manger les déchets que produit mon restaurant », explique M. Hoath.

Il s’est rapidement rendu compte que les petites créatures dévorent tout, y compris le papier et les gobelets cirés.

Au-delà des attentes

Fort de cette réussite, le restaurateur a lancé deux projets pilotes de vermicompostage en partenariat avec la municipalité régionale de Northern Rockies.

La première étape des essais a vu les vers transformer 70 kg de déchets en terre fertile. Depuis, les vers rouges ont dévoré environ 130 000 kg de déchets, dont du papier, du carton, des restes de nourriture et du bois vert.

Les résidus de vermicompostage ont été testés en laboratoire et approuvés pour être utilisés en agriculture et pour le paysagement.

Vers un partenariat

Le conseil régional a tant aimé l’idée et ses résultats que ce mode de compostage a trouvé une place permanente au dépotoir local.

Le conseil espère bénéficier d’une subvention de 445 000 $ du programme d’infrastructures biologiques du gouvernement provincial.

Cette somme permettra de lancer le développement d’un centre de vermicompostage permanent au dépotoir, selon la coordonnatrice au développement durable de la municipalité régionale, Krista Vandersteen.

Une méthode brevetée

Pour favoriser le travail des bestioles, Wilf Hoath a développé un système d’isolation fait de carton afin de préserver les vers des affres de l’hiver. Cette technique lui a valu un brevet américain.

Il espère que le vermicompostage trouvera bientôt de nouveaux marchés.

Avec les informations de Carolina de Ryk et Daybreak North

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