•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une vingtaine de civils tués dans des raids du régime syrien

Un couple regarde les décombres d'une maison bombardée.

Des Syriens inspectent les dégâts à la suite des frappes aériennes du régime sur la ville de Muhambal, dans la province d'Idlib, le 6 juillet 2019.

Photo : AFP/Getty Images / AMER ALHAMWE

Radio-Canada

Des bombardements du régime syrien et de son allié russe ont tué une vingtaine civils, dont sept enfants, dans le nord-ouest du pays en guerre, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Des avions et hélicoptères du régime de Bachar al-Assad ont d’abord mené vendredi soir des frappes contre le village de Mahambel, dans la province d'Idleb, tuant 13 personnes, dont sept enfants, d’après l'OSDH.

Sept autres personnes ont péri samedi dans des tirs de roquettes du régime près de Khan Cheikhoun, dans le sud de la province d'Idleb. Un homme, sa femme et leur fille ont également été tués lors d'une frappe russe à Morek, dans la province de Hama.

530 civils tués depuis fin avril

Depuis fin avril, le régime syrien et son allié russe ont intensifié leurs frappes sur la province d'Idleb et ses environs. Les bombardements ont tué plus de 530 civils, rapporte l'OSDH. Ils ont également poussé à la fuite quelque 330 000 personnes, selon l'ONU.

Les violences ont fait 859 morts dans le camp des rebelles et des djihadistes, et 723 morts dans celui des forces du régime et de ses alliés.

La province d'Idleb est en grande partie aux mains du groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTC, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda), qui contrôle aussi avec des groupes rebelles des secteurs des provinces voisines d'Alep, de Hama et de Lattaquié, majoritairement sous contrôle du régime.

Un homme amputé est adossé à un mur. Sur le sol, des sacs mortuaires et des couvertures recouvrant des corps.

Un amputé syrien examine des corps de civils tués lors des frappes aériennes du régime dans la ville de Muhambal, dans la province d'Idlib, le 6 juillet 2019.

Photo : AFP/Getty Images / AMER ALHAMWE

Bombardements d'hôpitaux

Jeudi, cinq civils dont trois enfants ont été tués dans des frappes sur plusieurs localités de la province d'Idleb et sur le nord de la province voisine, Hama. Le même jour, l'armée de l'air syrienne a bombardé trois hôpitaux mis hors service par de précédents raids.

Au total, 25 structures médicales et 45 écoles ont été endommagées depuis fin avril par les bombardements dans le sud de la province d'Idleb et le nord la province de Hama, selon l'ONU.

Je suis horrifié par les attaques contre des zones civiles et des infrastructures civiles, a déclaré vendredi Mark Cutts, l'un des responsables de l'aide humanitaire de l'ONU en Syrie, condamnant également les bombardements des hôpitaux.

Frontalière de la Turquie, la province d'Idleb et les secteurs adjacents, sous contrôle djihadiste ou rebelle, font l'objet d'un accord conclu en 2018 entre Ankara, parrain de certains groupes rebelles, et Moscou.

Ce pacte, qui devait créer une « zone démilitarisée » pour séparer les territoires contrôlés par HTC et les rebelles des zones gouvernementales, n'a jamais été appliqué dans son intégralité, HTC refusant de se retirer de la zone.

Déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 370 000 morts.

Avec les informations de Agence France-Presse

Conflits armés

International