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Dix ans de préparation pour huit secondes d’action : le grand rodéo d’un cowboy québécois

Pascal Isabelle a découvert le monde du rodéo grâce à son frère. À 26 ans, il pratique déjà cette discipline depuis 10 ans.

Photo : Radio-Canada / Nelly Albérola

Radio-Canada

Plus d’un million de spectateurs seront au Stampede de Calgary cette semaine pour voir l'un des plus grands rodéos du monde. Pour les athlètes, c’est la performance d’une vie qui se jouera en un instant. Pascal Isabelle a passé 10 de ses 26 années sur Terre à s’y préparer.

Originaire de Pointe-aux-Trembles, au Québec, Pascal Isabelle a eu la piqûre des rodéos au Festival western de Saint-Tite. À l’âge de 16 ans, il est « tombé en amour » avec la discipline du bareback riding, où un cowboy monte un cheval sans selle.

Cette année, pour la première fois, il a été sélectionné pour participer au Stampede de Calgary à titre professionnel.

Sur le coup, je suis devenu très ému. C’est un rêve qui devient réalité, raconte-t-il.

Il vise le titre de champion du monde.

Un homme est assis sur ce qui fait office de cheval de bois. Il a une main en l'air et tient une poignée de l'autre. Derrière lui, le mur est couvert d'affiches de rodéos.

Pascal Isabelle a transformé son garage en une véritable salle de sport pour cavalier de rodéo.

Photo : Radio-Canada / Nelly Albérola

Pour y arriver, il doit rester en position pendant huit secondes sur un cheval qui essaie à tout prix de le faire tomber, le tout en gardant une posture et un niveau de contrôle supérieurs à ceux de ses compétiteurs.

Pour Pascal Isabelle, rien ne se compare à ce court moment.

Tu tombes dans ta zone où tu oublies tout ce qui se passe et tous tes problèmes, dit-il.

Une décennie de persévérance

C’est pour pourchasser ces quelques instants de bonheur qu’il a déménagé en Alberta. C’est aussi pour eux qu’il se lève tous les matins avant 6 h et qu’il manque rarement un jour d’entraînement. Même sa diète est réglée au quart de tour : « Beaucoup de légumes et beaucoup de protéines », et, surtout, adieu à la malbouffe.

Dans une arène de rodéo, un homme est sur un cheval qui rue.

Pascal Isabelle veut être champion du monde de l'épreuve de montée à cheval sans selle.

Photo : Radio-Canada / Nelly Albérola

C’est la seule façon d’avoir du succès au rodéo professionnel, explique-t-il.

« Il faut vraiment que tu sois discipliné, parce que tu es ton propre coach. »

Il s’entraîne chaque jour dans la salle d’exercice qu’il a construite dans sa maison d'Okotoks. Il faut de la force, de la flexibilité et de l’agilité, mais surtout, un sang-froid à tout casser.

Le rodéo, c’est 90 % mental et 10 % physique.

Pascal Isabelle, cavalier

Des livres de développement personnel peuplent sa bibliothèque. La méditation et le yoga font partie de sa routine.

Des côtes fêlées, un poignet cassé et un coup de sabot en plein visage ne sont pour lui que des accidents de parcours mineurs.

L'homme a passé 10 ans à se forger une volonté de fer en maintenant une discipline infaillible et en ignorant la douleur et la peur. Il a payé des centaines de dollars de sa poche et passé des journées entières sur la route pour mordre la poussière presque instantanément, avant de remonter en selle.

C’est tout ce parcours qu’il jouera en huit secondes, cette semaine, au Stampede de Calgary.

Avec les informations de Nelly Albérola

Alberta

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