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Qualité de l'eau : des fermetures de plages suscitent des questionnements au Québec

La plage d'Oka peut accueillir jusqu'à 12 000 personnes par jour pendant l'été.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis le début de la saison, trois plages ont été fermées au Québec par le ministère de l'Environnement. L'an dernier, la baignade a été interdite dans une vingtaine d'endroits. En fait-on assez pour protéger les baigneurs?

La plage d'Oka, l’une des destinations les plus prisées de la région de Montréal, a recommencé à accueillir les baigneurs vendredi après-midi.

Mais mardi dernier, la baignade avait été interdite de façon préventive, parce que la Ville avait déversé des égouts dans le lac des Deux Montagnes.

Le chercheur Jean-Baptiste Burnet, de Polytechnique Montréal, estime qu'il faudrait en faire plus pour protéger les baigneurs.

Au Québec, les suivis de la qualité de l'eau des plages, c'est [fait à] une fréquence assez peu élevée durant la saison de baignade.

Jean-Baptiste Burnet, chercheur à Polytechnique Montréal

Le ministère de l'Environnement effectue deux à cinq tests de qualité de l'eau durant l'été.

Au Québec, le programme de surveillance des plages est volontaire. Rien n'oblige les municipalités ou les responsables à y adhérer. Sur les 350 plages publiques, 240 participent à ce programme.

Il y a des exploitants qui se sont retirés du programme. Soit qu'ils considèrent que le programme n'est pas efficace, à cause des délais d'analyses, ou qu'ils ne veulent pas avoir une mauvaise presse du côté de la population, dit Alain Saladzius, cofondateur et président de la Fondation Rivières.

Des délais trop longs

Les délais pour fermer ou rouvrir les plages sont d'au moins 48 heures.

Pour le maire d'Oka, Pascal Quevillon, c'est trop long. Quand il y a une fermeture, on devrait s'activer un peu plus rapidement, justement, pour pouvoir rouvrir le plus rapidement possible.

À la nouvelle plage urbaine de Verdun, où les risques de déversement d'égout sont présents, la Ville teste l'eau deux fois par jour.

Notre protocole est davantage rigoureux que le programme Environnement-Plage. On est une première plage urbaine et on est en première année d'opération, donc on veut s'assurer d'être encore plus sécuritaire, affirme Josiane Vachon, coordonnatrice du centre aquatique dans l'arrondissement de Verdun.

Depuis son ouverture, en juin, la plage a été fermée six fois de façon préventive.

On a aussi mis en place un projet pilote où un appareil analyse l'eau et peut détecter la présence de la bactérie E. coli en 15 minutes.

Plusieurs municipalités québécoises testent actuellement de nouvelles méthodes, plus rapides, d'analyse de la qualité de l'eau.

Avec les informations de Jean-Philippe Robillard

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