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  • Il y a 10 ans : le nébuleux décès du boxeur Arturo Gatti

    La présentatrice Geneviève Asselin annonce le décès d'Arturo Gatti au Téléjournal du 11 juillet 2009

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le 11 juillet 2009, Arturo « Thunder » Gatti est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel d’une station balnéaire au Brésil. C’est la consternation chez les partisans et proches de cet ancien boxeur qui a grandi à Montréal. S’agit-il d’un meurtre ou d'un suicide? L’enquête ira de rebondissements en rebondissements.

    Les téléspectateurs apprennent la nouvelle en ouverture du Téléjournal du 11 juillet 2009.

    « Aujourd’hui, l’ancien champion du monde Arturo Gatti est tombé au tapis pour toujours. Il n’avait que 37 ans », annonce la présentatrice Geneviève Asselin.

    Le journaliste Louis-Philippe Ouimet fait le fil de la carrière du boxeur montréalais qui avait pris sa retraite deux ans plus tôt. Un « cogneur spectaculaire » avec « du feu dans les yeux », selon l’analyste de boxe Bernard Barré. Arturo « Thunder » Gatti avait décroché le titre de champion du monde à deux reprises, en 1995 et en 2004.

    Puis le journaliste évoque les « circonstances nébuleuses » qui entourent sa mort dans une station balnéaire au Brésil, où il séjournait avec sa femme et leur bébé.

    Une enquête aura lieu au cours des prochains jours, conclut Louis-Philippe Ouimet.

    Téléjournal, 13 juillet 2009

    « L’enquête risque d’être longue et probablement ardue », affirme le journaliste Yvan Côté au Téléjournal du 13 juillet 2009.

    La mort tragique du champion de boxe montréalais est maintenant décrite comme un meurtre par les autorités brésiliennes.

    Les proches d’Arturo Gatti tentent de rapatrier son corps à Montréal.

    Sa femme, Amanda Rodrigues, a été arrêtée comme principale suspecte dans cette affaire.

    Leur union tumultueuse est évoquée. Quelques mois plus tôt, en avril 2009, Arturo Gatti avait été accusé de voie de fait simple à l’égard de sa conjointe.

    Deux clans semblent prendre forme : la famille d’Arturo Gatti et sa femme Amanda Rodrigues, défendue au Brésil par sa sœur et un avocat.

    Téléjournal, 30 juillet 2009

    « L’enquête sur la mort d’Arturo Gatti a pris une tournure inattendue au Brésil », déclare la présentatrice Geneviève Asselin au Téléjournal du 30 juillet 2009.

    Le journaliste Yvan Côté explique que la thèse du meurtre a été écartée par les autorités brésiliennes qui concluent plutôt à un suicide.

    Après trois semaines d’incarcération, Amanda Rodrigues est remise en liberté.

    La police brésilienne l’avait accusée d’avoir étranglé son mari avec la courroie d'un sac à main alors qu'il était ivre. On croit maintenant qu’Arturo Gatti aurait utilisé cette courroie pour se pendre.

    Les proches d’Arturo Gatti réagissent fortement à ces conclusions. Ils souhaitent reprendre l’enquête à leur compte et réaliser le plus rapidement possible une deuxième autopsie.

    Téléjournal, 1er août 2009

    Au Téléjournal du 1er août 2009, les rebondissements se bousculent dans l’affaire Arturo Gatti.

    La présentatrice Christine Fournier révèle que l’ancien boxeur aurait modifié son testament au profit de sa femme Amanda Rodrigues trois semaines avant sa mort.

    « L’enjeu économique dans cette affaire est manifeste », explique la journaliste Édith Parizeau.

    La famille d’Arturo Gatti, qui refuse la thèse du suicide, a embauché le célèbre pathologiste américain Michael Baden pour effectuer une autopsie à Montréal.

    Son examen de sept heures, réalisé de concert avec deux médecins légistes québécois, révèle des blessures qui n’avaient pas été observées lors de la première autopsie au Brésil.

    Ni cette autopsie ni le rapport de l’enquête privée commandée par le clan Gatti ne viendront modifier les conclusions des autorités brésiliennes.

    Malgré certaines lacunes et des circonstances troubles, l’affaire est classée comme un suicide.

    En parallèle, la famille Gatti et Amanda Rodrigues s’opposent dans un procès concernant la succession de l’ex-boxeur montréalais.

    Le 16 décembre 2011, la Cour supérieure du Québec donnera raison à la veuve d'Arturo Gatti, à qui elle accorde l'ensemble de l'héritage.

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