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Accusée de harcèlement, la mairesse Fumagalli n'a plus de « légitimité », dénonce Plante

Mme Fumagalli en conférence de presse.

La mairesse de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Giuliana Fumagalli, n'a plus la « légitimité » de diriger son arrondissement, selon Valérie Plante.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, estime que Giuliana Fumagalli n'a plus la légitimité d'être mairesse de l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. Cette dernière a été blâmée par le contrôleur général de la métropole pour une affaire de harcèlement.

« Dans le but d'assurer un milieu de travail sain et exempt de harcèlement où tous sont traités avec respect, civilité et dignité », le contrôleur général Alain Bond recommande que les communications entre le cabinet de la mairesse Fumagalli et « la sphère administrative soient limitées à la directrice d'arrondissement », a indiqué vendredi la Ville de Montréal, par communiqué.

Depuis plusieurs mois, Giuliana Fumagalli faisait l'objet d'allégation de harcèlement au sein de son équipe. « Les vérifications effectuées ont permis au contrôleur général d’identifier et de confirmer des problématiques liées au climat de travail », a expliqué la Ville.

Après avoir déjà exclu l'intéressée de Projet Montréal l'été passé pour un « comportement inapproprié » , la mairesse de Montréal est allée encore plus loin après avoir pris connaissance de ce rapport, que la Ville n'a pas souhaité rendre public.

Selon Valérie Plante, Giuliana Fumagalli, qui a pris la succession d'Anie Samson à l'automne 2017, « doit faire un examen de conscience ».

Je trouve ça troublant. [...] Pour moi, c’est tolérance zéro. On doit travailler avec nos collègues dans l’harmonie, dans le respect. Ce que j’entends, ce que je lis, c’est inacceptable. Je pense que la population est en droit de se demander si Mme Fumagalli a toujours la légitimité d'être mairesse, a confié la mairesse Plante.

Mme Fumagalli devrait-elle démissionner? Je ne peux pas demander la démission, a répondu la mairesse Plante, tout en précisant qu'elle ne peut pas non plus congédier celle qui a été démocratiquement élue.

Alors, est-ce qu’elle a encore une légitimité? Selon mes critères à moi et ce qui a fait en sorte que je l’ai exclue de mon parti, la réponse est non.

Valérie Plante, mairesse de Montréal
La mairesse Valérie Plante répond aux questions des journalistes.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a demandé à Mme Fumagalli de faire « un examen de conscience ».

Photo : Radio-Canada

Le rapport fait également état de certaines situations jugées contraires à la Politique de respect de la personne de la Ville de Montréal.

Des dispositions - qui n'ont pas été précisées - sont aussi prévues advenant un manque de respect envers un fonctionnaire.

Mandaté en 2018 par la direction générale de la Ville de Montréal, le contrôleur général a souligné par ailleurs qu'il « assurera une vigie » dans ce dossier et « pourra intervenir en cas d’incident lié à l’application de cette procédure ».

En octobre dernier, dans un premier rapport, Alain Bond recommandait déjà que la mairesse Giuliana Fumagalli soit accompagnée dans l'exercice de ses fonctions.

Giuliana Fumagalli, qui siège comme indépendante, avait présenté publiquement des excuses, en mai 2018, « à toute personne qui a été blessée par des propos ». À la suite de son exclusion de Projet Montréal, elle avait nié toute forme de harcèlement, parlant plutôt « de désaccords politiques et d'orientations stratégiques » dans un message dévoilé sur sa page Facebook.

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