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Des employés de la Sépaq en grève dès le 17 juillet

Une employée de l'Aquarium du Québec portant le gilet noir.

Des employés de la Sépaq portent le gilet noir depuis quelques semaines en guise de moyen de pression.

Photo : Radio-Canada / Dominic Martel

David Rémillard
Jean-François Nadeau

Quelque 300 employés de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) seront en grève illimitée à compter du 17 juillet, a annoncé le syndicat vendredi. La grève touchera notamment le Parc de la Chute-Montmorency et le siège social de la Sépaq à Québec.

La grève est déclenchée après une rencontre infructueuse, jeudi, entre les parties patronale et syndicale.

L'offre monétaire du gouvernement ne serait pas suffisante pour les représentants syndicaux qui ont mis fin aux discussions.

Les offres qui ont été déposées sont très loin de nous satisfaire. Nos gens travaillent 23 semaines, gagnent 16000 $par année. Négociation après négociation, ils ne suivent pas le coût de la vie, affirme le vice-président du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Patrick Audy.

Entre les deux parties, c'est abyssal actuellement

Patrick Audy, vice-président du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

Liste des établissements visés par la grève

  • Parc de la Chute-Montmorency, y compris le manoir (Québec)
  • Siège social de la Sépaq (Québec)
  • Centre touristique du Lac-Simon (Outaouais)
  • Centre touristique du Lac-Kénogami (Saguenay)
  • Camping des Voltigeurs (Drummondville)

Des avis de grève ont été envoyés vendredi après-midi pour 300 des 2000 employés syndiqués.

C'est stratégique. On ne veut pas mettre tout le monde en grève pour l'instant. C'est un premier signal qu'on envoie. On pense qu'on n'a pas été pris au sérieux pour le moment , soutient Patrick Audy.

Impacts de la grève

Par voie de communiqué, l'employeur affirme que les sites vont demeurer ouverts. Le débrayage va affecter la restauration, la location d'équipements, les plages et les activités guidées.

La Sépaq déplore que les avis de grève « ont été reçus alors que les discussions sur le volet monétaire en sont à leurdébut. La Sépaq a toujours confiance qu’une entente de principe puisse être conclue avant d’en arriver là. »

Débrayage plus large envisagé

Le syndicat n'exclut pas d'élargir la grève durant les vacances de la construction, si les discussions ne progressent pas d'ici là.

Un avis de sept jours est requis avant le déclenchement d'une grève. Les vacances de la construction commenceront officiellement le 19 juillet.

La plupart des 2000 employés syndiqués sont des travailleurs saisonniers ayant un salaire de 15 $ ou 18 $ l'heure. Ils réclament une hausse substantielle de leur rémunération, mais aucun ordre de grandeur n'a encore été précisé.

Advenant une grève, la Sépaq assure qu'une compensation sera appliquée à la facture des usagers.

Québec

Relations de travail