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Zones inondables : Des résidents de North Hatley rejettent le plan du gouvernement

Un homme debout prend la parole au microphone, alors qu'une vingtaine de personnes le regarde et l'écoute

Plusieurs résidents de North Hatley ont exprimé leur mécontentement jeudi quant décret instituant une zone d'intervention spéciale proposé par le gouvernement Legault.

Photo : Radio-Canada / Natacha Lavigne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Près d’une vingtaine de citoyens se sont présentés à l’assemblée publique de consultation du gouvernement de François Legault sur les zones inondables, jeudi à l’hôtel Delta de Sherbrooke. 

La majorité des personnes ayant pris la parole proviennent de North Hatley. Tous se disaient extrêmement inquiets du projet de construction de condominiums en plein coeur de la ville, même s’il existe un moratoire partiel sur la construction de tout nouveau bâtiment en zone d’intervention spéciale (ZIS).

Est-ce qu’on devrait construire quoique ce soit en zones inondables? Jamais, pense Robert Benoît, de l’organisme Memphrémagog conservation inc., qui n’a pas hésité à témoigner son mécontentement aux trois représentants du gouvernement.

Michael Grayson habite North Hatley. Il était présent à la consultation, car il souhaitait témoigner son insatisfaction au gouvernement quant à la distinction des zones à hauts et à moyens risques. En entrevue à Par Ici l’Info vendredi, M. Grayson a spécifié qu’avec les changements climatiques, les cotes d’inondation de récurrence de 20 ans et de 100 ans ne voudront bientôt plus rien dire.

Évidemment, ça va faire partie des réflexions du groupe d’action gouvernemental, a précisé Serge Turgeon, directeur régional du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, toujours au micro de Par Ici l'Info.

De plus, le citoyen préférerait que les cartographies ne soient pas la responsabilité des municipalités, mais plutôt qu’un organisme indépendant soit chargé de l’affaire.

En ce moment, la municipalité engage un consultant de son choix pour faire ses cartes. Quoique l'on ne puisse douter de l’honnêteté de la plupart des gens, si l'on fait des erreurs, il se trouve qu’elles sont souvent en faveur de la municipalité, d'affirmer M. Grayson. 

La ministre se veut rassurante

La ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest

La ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest

Photo : Radio-Canada

Dans une entrevue à l’émission 24/60, la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest a assuré que le gouvernement était à l’écoute des citoyens. Elle a précisé qu’il y aura probablement des ajustements après les consultations avec les citoyens.

Mme Laforest a assuré que les consultations et les discussions avec les élus détermineront la cartographie finale.

La ministre a indiqué qu’en moins de deux semaines, un comité scientifique, un comité spécialisé en affaires municipales et un comité ministériel se pencheront sur la cartographie pour l’ajuster éventuellement.

Le décret instituant une ZIS inclut toutes les zones jugées inondables cartographiées 0-20 ans ou qui ont été inondées en 2017 ou en 2019.

La construction et la reconstruction y seront interdites. La réparation d’un bâtiment sera possible, si les travaux représentent moins de 50 % de la valeur de la propriété, selon la décision du gouvernement.

Ce sont 812 municipalités qui sont visées par le décret gouvernemental.

Les inondations majeures survenues au printemps 2019 dans plusieurs régions du Québec ont touché plus de 250 municipalités, inondé des milliers de résidences et forcé l'évacuation de plus de 10 000 personnes.

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