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Des résidents de Mattawa exigent un plan de lutte contre les inondations printanières

plusieurs personnes dont certaines sont assises et d'autres debout

Plus de 50 résidents de Mattawa ont assisté à la rencontre publique tenue jeudi soir pour faire le point sur les inondations printanières.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Bienvenu Senga

Des résidents de Mattawa, dans le Nord-Est de l’Ontario, déplorent que les informations relatives aux inondations qui ont affecté leur village en mai leur aient été communiquées tardivement. Ils demandent que les autorités habilitées soient désormais plus proactives afin d'éviter de gros dégâts.

Avec près d’une cinquantaine d’autres résidents, Graham Simmons a pris part à une rencontre publique jeudi soir où étaient notamment conviés des représentants du Secrétariat pour la régularisation de la rivière des Outaouais, d’Ontario Power Generation (OPG).

Ces derniers ont principalement expliqué au public le processus de régulation du niveau des eaux et les raisons pour lesquelles Mattawa avait connu des crues printanières aussi dévastatrices.

Un homme qui porte une chemise et des lunettes

Graham Simmonds aurait aimé que la réunion de jeudi fournisse des mesures concrètes afin d'éviter que Mattawa ne soit encore victime d'inondations dévastatrices dans le futur.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Mais pour M. Simmons, qui s’attendait à des actions concrètes pour essayer de changer les choses, pour gérer les choses autrement dit ne pas en avoir trouvé. 

Bien qu’il ait suivi régulièrement les indications sur le niveau de l’eau sur Internet, il a l’impression que la Ville a été surprise par la montée rapide du niveau des eaux. Le maire Dean Backer a décrété l’état d’urgence le 6 mai, après l’ouverture du barrage Otto-Holden, sur la rivière des Outaouais, pour laisser s’échapper une grande quantité d’eau. Le barrage est géré par OPG.

Il faut une meilleure communication directe  entre les autorités et la Ville, explique M. Simmons. 

Il y a eu des questions, les diverses parties ont dit pourquoi elles croyaient avoir pris les mesures appropriées, mais pas d’actions concrètes.

Graham Simmons, résident de Mattawa

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Le résident Frank Attwood, qui a perdu sa roulotte en raison des inondations, corrobore les propos de M. Simmons. Pour lui, la réunion de jeudi soir était une perte de temps totale.

Ce qu’on a eu, c’est un exercice de relations publiques.

Frank Attwood, résident de Mattawa

Le conseiller municipal Garry Thibert a également proposé au Secrétariat pour la régularisation de la rivière des Outaouais de simplifier ses communications. Il estime que certaines des notions employées actuellement sont incomprises par plusieurs personnes et que les autorités de gestion de niveaux d’eau ne disposent pas de plan clair pour éviter les inondations. 

Pour une personne non experte comme moi, même si les informations liées au niveau de l’eau se trouvent sur le site web, nous ne comprenons pas ce que nous lisons. Il ne faut pas venir ici simplement avec des graphiques, il faut élaborer des solutions, fait-il savoir. 

Un homme qui porte un chandail et des lunettes

Selon Garry Thibert, la terminologie employée par le Secrétariat pour les régularisation de la rivière des Outaouais devrait être plus facile à comprendre pour l public.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Michael Sarich, ingénieur au Secrétariat pour la régularisation de la rivière des Outaouais, reconnaît que les communications sont un aspect qui peut toujours être amélioré.

Il rappelle que le niveau d’eau maximal enregistré en 2019 n’avait jamais été atteint depuis 1960.

Lorsque quelque chose de tel n’est pas arrivé depuis longtemps, les gens peuvent ne pas être préparés. Il est difficile de conceptualiser ce qu’un avertissement signifie réellement. On l’a vu dans d’autres secteurs qui avaient été gravement touchés en 2017 et qui s’étaient bien préparés cette année, note M. Sarich. 

Au cours de la rencontre, certaines personnes ont demandé aux représentants d’OPG pourquoi la société avait choisi de libérer une grande quantité d’eau au barrage Otto Holden alors que des inondations en aval étaient une conséquence fortement envisageable. 

Un homme qui porte une veste, une chemise, une cravate et des lunettes

Shaun Hinds est vice-président des opérations pour la région est chez Ontario Power Generation.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Le vice-président des opérations pour la région de l’est ontarien, Shaun Hinds, a répliqué que la décision n’a pas été prise de mauvaise foi. 

Je peux comprendre la frustration des gens. Nos infrastructures se trouvent sur la rivière et sont très grandes et reconnaissables. La croyance naturelle est qu’OPG déverse de l’eau sur eux. Mais on ne déverse pas d’eau, on assure la circulation de l’eau. Un barrage opère entre un niveau minimal et un niveau maximal.

Shaun Hinds, vice-président des opérations pour la région de l’est ontarien chez OPG

M. Hinds assure qu’OPG effectuera une révision des pratiques et des procédures en place pour voir si elles pourraient être améliorées, à la lumière des inondations survenues ce printemps.

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