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Sinistrés en colère lors des consultations sur la construction en zone inondable

Des sinistrés ont fait part de leur mécontentement.

Des sinistrés lors de la rencontre à Campbell’s Bay.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Bergeron

Radio-Canada

La colère était palpable parmi les sinistrés des inondations lors des consultations publiques, jeudi dans le Pontiac et à Gatineau, sur le moratoire concernant la construction en zones inondables.

À Campbell's Bay, certains ont dû rester à l'extérieur pendant les présentations, puisque la salle communautaire qui devait tous les accueillir était bondée.

Dès l'adoption du décret instituant une zone d'intervention spéciale (ZIS), incluant toutes les zones jugées inondables cartographiées 0-20 ans ou qui ont été inondées en 2017 ou en 2019, la construction et la reconstruction y seront interdites. La réparation d’un bâtiment sera possible, si les travaux représentent moins de 50 % de la valeur de la propriété, ont expliqué les représentants du gouvernement.

Beaucoup de résidents ont toutefois eu l'impression de ne pas avoir été entendus, et déplorent que la carte de zones à risque d'inondation, dévoilée par le gouvernement, inclue des zones bien au-delà des secteurs qui ont été inondés pendant les crues historiques de 2017 et 2019.

Le gouvernement a annoncé mercredi soir qu'il réviserait la cartographie des territoires inondables qui a été dévoilée pour l'instant, mais plusieurs résidents ne sont pas rassurés. Ils craignent que des maisons qui se trouvent dans la carte « par accident » se retrouvent dans une deuxième version.

La carte n'a pas de sens. Sur notre terrain, ça équivaut à 4,1 mètres au-dessus de la ligne de 100 ans qui a été révisée en 2017, a réagi Hugo Vallière, à l'issue de la rencontre.

Ghislaine Boucher Turgeon, résidente de Waltham, craint qu'avec cette carte, ses biens immobiliers perdent toute leur valeur.f

Une fois que tu es cartographié dans la zone inondable, tu ne pourras jamais vendre ton terrain, tu ne pourras jamais vendre ta maison. Je ne suis pas d'accord avec ça du tout, a-t-elle fait savoir.

En marge d'une annonce sur des fonds octroyés aux enfants handicapés, le ministre responsable de l'Outaouais a indiqué que son gouvernement était ouvert à des ajustements.

Il fallait agir pour éviter une course au permis, parce que, concrètement, ça veut dire qu'il y a des municipalités qui auraient pu octroyer des permis [de construction]. Là, il y aurait eu des constructions dans des zones où on n'en voudrait pas des constructions, a argué Mathieu Lacombe.

On a fait ça vite, mais après ça on dit : "Discutons, puis rapidement, on fera une mise à jour", a-t-il poursuivi.

Pour sa part, le député libéral de Pontiac André Fortin a indiqué qu'il doutait de l'approche du gouvernement caquiste.

Si le gouvernement pense qu'il peut corriger ça en 11 jours et prendre en compte les résidences de chacune des 500 personnes qui sont ici aujourd'hui et des autres qui n'ont pas pu se déplace, je serai très surpris, a-t-il dit.

Avec les informations de Jérôme Bergeron

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