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Montréal octroie 147 000 $ pour protéger des ateliers d'artistes

Le bâtiment du 305 Bellechasse

Le bâtiment du 305 Bellechasse n'a eu que deux propriétaires en plus de 100 ans d'existence. Des promoteurs immobiliers l'ont toutefois racheté en octobre 2018.

Photo : Radio-Canada / Vincent Champagne

Radio-Canada

La Ville de Montréal octroie 147 000 $ à l’organisation à but non lucratif (OBNL) Ateliers créatifs pour permettre aux artistes du 305, rue de Bellechasse, un immeuble récemment vendu dans le quartier La Petite-Partie, de conserver leurs ateliers.

Ateliers créatifs Montréal, qui se spécialise dans la gestion immobilière, et les nouveaux propriétaires de l’immeuble sont aussi en train de finaliser une entente d’usufruit de 30 ans qui devrait protéger de hausses de loyer importantes les quelque 150 artistes qui travaillent dans cet immeuble situé en bordure du quartier Mile-Ex.

L’organisme prendra en charge toute la logistique du bâtiment, explique le directeur d’Ateliers créatifs Gilles Renaud. Les propriétaires seront ainsi délestés de la gestion et de l’entretien du bâtiment, qui couvre 80 000 pieds carrés.

Dans un contexte où les espaces créatifs du Mile-Ex sont menacés par l’essor des entreprises en intelligence artificielle, maintenir les artistes dans leur atelier relève de l’exploit. « C’est du trois pour un », s’exclame Gilles Renaud.

Mais les entreprises liées à l’intelligence artificielle ont des contraintes spécifiques qui impliquent des investissements de « plusieurs millions » pour adapter les espaces de travail à leurs besoins, ajoute M. Renaud. Une situation qui joue en faveur des ateliers d’artistes qui, au contraire, ne nécessitent pas de grands investissements venant des propriétaires.

Gilles Renaud affirme que l’octroi de la Ville pour le 305, rue de Bellechasse constitue « un déclencheur » dans la saga immobilière visant à protéger les ateliers.

« Les nombreuses nouvelles menaces qui ont éclaté au grand jour l’automne dernier en matière de maintien d’ateliers d’artistes abordables à Montréal révèlent un phénomène complexe lié au développement de la métropole. Les solutions ne pourront venir d’un seul canal, mais plutôt en mettant autour de la table l’ensemble des acteurs concernés. C’est ce qui se passe au 305 rue de Bellechasse », a souligné Gilles Renaud.

La mairesse Valérie Plante y voit pour sa part un modèle d’avenir. C’est un modèle d’affaires que nous souhaitons voir se reproduire davantage entre les propriétaires d’immeubles et les organismes sans but lucratif, car il permet de maintenir des espaces créatifs adéquats, abordables et à l’abri de hausses de loyer démesurées dans des quartiers recherchés.

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