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Trois employés d'un centre de réadaptation de Laval accusés de voies de fait

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L'immeuble, qui a connu des jours meilleurs, jouxte un arbre mature.

La résidence Louise-Vachon à Laval

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Trois employés d’une résidence pour personnes autistes ou souffrant d’une déficience intellectuelle de Laval font face à des accusations de voies de fait et d'agression armée.

Selon l’acte d’accusation déposé le 12 juin, les gestes mis en cause ont eu lieu à la résidence Louise-Vachon, un centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement situé à Laval.

Parmi les assistants à la réadaptation, Marie Nicaisse Dameus, 58 ans, fait face à deux accusations de voies de fait et une autre d'agression armée. Patrick Delly, 59 ans, et Lionel Anthony Beauplan, 40 ans, sont accusés de voies de fait.

Des résidents, dont un mineur, auraient été victimes de maltraitance en septembre et novembre 2018. L'un d'eux aurait été frappé avec un walkie-talkie.

Les trois employés ont plaidé non coupable. Leur dossier reviendra en cour le 10 septembre.

Un quatrième employé faisant l'objet d'une enquête n'a pas été accusé. Toutefois, deux autres employés ont été relevés de leurs fonctions cette semaine et font l’objet d’une enquête interne.

Julie Lamarche, directrice des ressources humaines du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval, qui chapeaute la résidence, trouve « la situation préoccupante », mais se veut rassurante. « Que ce soit dans les processus cliniques ou dans la gestion de nos ressources, on va regarder l’ensemble de notre fonctionnement, et si l'on doit s’améliorer, on s’améliorera encore », a-t-elle déclaré à Radio-Canada.

Dans ce centre déjà décrit dans les médias comme « la maison de l'horreur », les employés avaient exceptionnellement obtenu, au printemps dernier, l'autorisation de ne pas intervenir auprès de certains patients agressifs, le temps que des mesures pour assurer leur sécurité soient prises.

Selon la directrice du syndicat, malgré l'ajout de ressources, « le climat de travail est encore malsain ». « Les agents en intervention ne fonctionnent pas en équipes complètes », souligne Marjolaine Aubé, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval (CSN).

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau et Marc Verreault

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