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Femmes entrepreneures : une initiative nationale dans le Restigouche

Une femme souriante sert la main d'un homme dans une réunion

Le gouvernement fédéral ambitionne de doubler le nombre d’entreprises appartenant à des femmes d’ici 2025.

Photo : iStock / Cecilie Arcurs

Radio-Canada

Pour améliorer les chances de succès des femmes dans le monde des affaires, une initiative nationale sera développée dans le Restigouche. Le gouvernement fédéral ambitionne de doubler le nombre d’entreprises appartenant à des femmes d’ici 2025.

Le projet vise surtout à aider les banques et les autres prêteurs à se doter d'outils pour faciliter aux femmes l'accès à du financement. 

Le député libéral de Madawaska—Restigouche, René Arseneault, a annoncé une contribution de 2,2 millions de dollars du gouvernement fédéral à la Corporation au bénéfice du développement communautaire (CBDC) Restigouche pour la mise sur pied de cette initiative.

Le projet va consister à développer des outils, des outils digitaux qui vont être en ligne, qui vont aider les banques à l'analyse des demandes de prêts des femmes entrepreneures, explique Michel Guitard, directeur général du CBDC-Restigouche. Des outils les aideront également à présenter leur demande de financement auprès des institutions financières.

Seulement 16 % des petites et moyennes entreprises au Canada appartiennent majoritairement à des femmes. Quand elles se lancent en affaires, le financement du projet pose souvent problème.

Katherine Lanteigne en entrevue à Radio-Canada.

Katherine Lanteigne, directrice de Femmes en Affaires Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

C'est une problématique autant pour démarrer qu'accroître leur entreprise, relate Katherine Lanteigne, directrice de l’organisme Femmes en Affaires Nouveau-Brunswick (FANB). 

L’intérêt des femmes envers l’entrepreneuriat est pourtant sans équivoque, selon elle.

Les chiffres démontrent que justement les femmes entrepreneures, de plus en plus, commencent à prendre de la place. On les voit de plus en plus (...), on reçoit des appels de plus en plus, indique Mme Lanteigne.

Rachel Arseneau-Ferguson devant la porte des bureaux de Transmed.

Rachel Arseneau-Ferguson, fondatrice et présidente de Transmed.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Je pense que, des fois, les femmes n’ont pas assez confiance pour partir [une entreprise], mais celles qui ont confiance, puis qui veulent le faire, peuvent réussir aussi bien qu'un homme, dit Rachel Arseneau-Ferguson, fondatrice et présidente de Transmed, une entreprise du Nouveau-Brunswick spécialisée en transcription médicale qui emploie 70 personnes.

En affaires depuis plus de 20 ans, Mme Arseneau-Ferguson trouve extraordinaire le lancement de cette initiative. Il faut que la femme entrepreneure, ou l'entrepreneur, soit en mesure d'être capable de bien présenter son dossier. Je pense qu'il manque encore des outils à ce niveau-là, souligne-t-elle.

Plus on peut publiciser les succès des femmes en affaires, puis leur donner les outils nécessaires, plus on va en encourager d'autres, dit la dirigeante d'entreprise.

D’après le reportage de Serge Bouchard

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