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Passages à niveau : Montréal se réjouit, mais ne se satisfait pas, de sa demi-victoire

Des feux de circulation avertissent les automobilistes de la venue d'un train du Canadian Pacifique à un passage à niveau.

Depuis plusieurs années, la Ville de Montréal est en litige avec le Canadien Pacifique au sujet de l'ajout de nouveaux lieux de franchissement.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Normand

Radio-Canada

Même si la Ville de Montréal a en partie obtenu gain de cause dans le litige qui l’oppose au Canadien Pacifique (CP) concernant la construction de cinq passages à niveau, elle n’abandonnera pas la bataille pour autant.

Après deux ans et demi de médiation et d’arbitrage devant l’Office des transports du Canada (OTC), ce dernier a finalement rendu sa décision, le 21 juin dernier, et donné raison à Montréal dans trois de ses cinq demandes de franchissement des rails du CP.

L’OTC a autorisé la construction de trois passages à niveau sécurisés pour les piétons et les cyclistes. Le premier est situé près de la gare Bois-de-Boulogne. Le second reliera la rue Ogilvy et la rue De Castelnau, à proximité du parc Jarry. Le troisième permettra de rejoindre le nouveau campus de l’Université de Montréal à partir de l'avenue De L’Épée.

Nous sommes heureux de pouvoir aller de l’avant avec la construction de passages à niveau. Les nouveaux aménagements permettront de décloisonner des quartiers, d’améliorer la mobilité au sein du territoire, de sécuriser les déplacements et de contribuer au dynamisme et à la vitalité de Montréal, a déclaré dans un communiqué de presse Éric Alan Caldwell, responsable de l’urbanisme et de la mobilité au comité exécutif.

La Ville conteste par contre le choix de l’OTC concernant deux passages permettant de relier les quartiers du Mile-End et de la Petite-Italie par les rues Saint-Dominique et Henri-Julien. Dans sa décision, l’OTC invoque la nécessité de construire, à ces deux endroits, des tunnels ou des plateformes surélevées (de type saut-de-mouton) afin de ne pas nuire aux activités ferroviaires et à la sécurité des citoyens.

Ces aménagements ne sont pas une solution acceptable pour sécuriser les déplacements des gens. La délinquance va se poursuivre.

Richard Ryan, élu de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

De plus, l’entretien hivernal de telles structures est difficile, et il est complexe d’assurer leur accessibilité universellement. […] C’est pourquoi nous allons continuer notre mobilisation, et la Ville se fera entendre pour de nouveau réclamer des passages à niveau auprès du gouvernement fédéral, a ajouté M. Ryan.

Le Canadien Pacifique s’opposait à ces cinq passages, invoquant le fait que cela nuirait à ses activités, augmenterait les risques d’accident et que la Ville n’avait pas démontré le besoin d’augmenter la mobilité des personnes. Au pis aller, le CP demandait que ne soient installés que des sauts-de-mouton.

L'entreprise ferroviaire a indiqué par courriel qu'elle étudiait la décision de l'OTC et qu'elle ne ferait donc pas de commentaire pour le moment.

Le dossier est sur la table depuis une vingtaine d'années. Les piétons et les cyclistes qui traversent illégalement une voie ferrée s'exposent à une amende de 146 $.

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