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Des milliers de Vénézuéliens exécutés pour « résistance à l'autorité », selon l'ONU

Michelle Bachelet marche dans une rue avec des dignitaires vénézuéliens.

La haute-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Michelle Bachelet, lors de sa visite au Venezuela en juin.

Photo : Reuters

Radio-Canada

L’ONU dénonce un nombre « extrêmement élevé » d’exécutions extrajudiciaires au Venezuela, où 5287 personnes ont été tuées en 2018 pour « résistance à l'autorité ».

Dans son récent rapport, la haute-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, invite le gouvernement du Venezuela à dissoudre ses Forces spéciales de sécurité (FAES) et d'établir un mécanisme national impartial et indépendant, avec le soutien de la communauté internationale, pour enquêter sur les exécutions extrajudiciaires menées pendant les opérations de sécurité.

Mme Bachelet a visité le Venezuela du 19 au 21 juin dernier et dénonce une stratégie du gouvernement visant à neutraliser, réprimer et incriminer les opposants politiques et les personnes critiquant le gouvernement.

En plus des exécutions survenues en 2018, 1569 autres ont eu lieu dans les quatre à cinq premiers mois de 2019.

Le nombre de ces décès est anormalement élevé, note le Haut-Commissariat, qui souligne que, d'après ses informations, nombre de ces exécutions pourraient constituer des exécutions extrajudiciaires.

Des groupes civils armés progouvernementaux, appelés colectivos, ont contribué à la détérioration de la situation en exerçant un contrôle social et en aidant à réprimer les manifestations, indique le rapport, qui a recensé 66 morts lors de manifestations de janvier à mai 2019, dont 52 attribuables aux forces de sécurité gouvernementales ou aux colectivos.

Caracas a vivement réagi au rapport jeudi après-midi. Le gouvernement vénézuélien réfute une fois de plus la méthodologie employée par Michelle Bachelet pour élaborer ce rapport, est-il indiqué dans une longue réponse.

Les imprécisions, les erreurs, les décontextualisations, les fausses affirmations que commet le Haut-Commissariat sont innombrables, s'offusque le gouvernement. Le rapport adopterait une vision sélective et ouvertement partiale.

Depuis plusieurs mois, le Venezuela est secoué par une grave crise politique en raison du bras de fer entre le président Nicolas Maduro et l’opposant Juan Guaido, qui s’est autoproclamé président par intérim. Une cinquantaine de pays, dont les États-Unis, l’ont d’ailleurs reconnu comme tel.

Le Venezuela est aussi aux prises avec d’importants problèmes économiques alimentés par un embargo pétrolier et des sanctions financières américaines, les États-Unis souhaitant chasser du pouvoir M. Maduro.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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