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Pyongyang proteste contre l'hostilité de Washington à l'ONU

Donald Trump et Kim Jong-un se regardent dans les yeux.

Donald Trump et Kim Jong-un, lors de leur rencontre dans la zone démilitarisée entre les deux Corées, le 30 juin.

Photo : Getty Images / AFP/BRENDAN SMIALOWSKI

Radio-Canada

La mission nord-coréenne aux Nations unies accuse les États-Unis d’être « de plus en plus enclins à des actes hostiles » envers Pyongyang, malgré la volonté affichée par le président américain Donald Trump de poursuivre des pourparlers avec son homologue nord-coréen Kim Jong-un.

C’est ce qu’indique une déclaration que la mission nord-coréenne a publiée mercredi en réponse à une lettre que les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont fait circuler la semaine dernière auprès de toutes les autres délégations à l’ONU.

Cette lettre les pressait de mettre en œuvre les sévères sanctions économiques adoptées contre Pyongyang en décembre 2017.

Le mois dernier, les États-Unis et leurs alliés ont allégué que la Corée du Nord a importé plus de 500 000 barils de pétrole raffiné par année, soit la limite imposée en vertu de ces sanctions, grâce à des opérations de transbordement en mer.

En dépit de ces doléances, le comité de l’ONU chargé de la mise en oeuvre de ces sanctions n’a rien conclu de définitif, puisque la Chine et la Russie s’y sont opposées.

« On ne peut ignorer le fait que cette lettre conjointe a été acheminée par la mission permanente des États-Unis aux Nations unies à l’initiative du département d’État le même jour où le président Trump a proposé la tenue d’un sommet » avec Kim Jong-un, indique la déclaration.

Cela illustre que les États-Unis sont concrètement de plus en plus enclins à des actes hostiles envers la RPDC [République démocratique de la Corée du Nord], même s’ils parlent d’un dialogue entre la RPDC et les États-Unis.

Extrait de la déclaration publiée par la mission nord-coréenne à l'ONU

« Il est assez ridicule que les États-Unis poursuivent de façon obsessionnelle leur campagne de sanctions et de pressions, en considérant les sanctions comme une panacée à tous les problèmes », poursuit la déclaration.

Elle invite en outre tous les pays membres de l’ONU à demeurer « vigilants » pour s’assurer de ne pas miner « l’atmosphère pacifique » qui règne dans la péninsule coréenne depuis plus d’un an.

La proposition de rencontre avec le président Kim lancée par M. Trump samedi sur Twitter s’est finalement concrétisée le lendemain, dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées depuis la fin de la guerre, en 1953.

M. Trump a profité de l’occasion pour devenir le premier président américain à mettre les pieds en Corée du Nord.

Au terme de la rencontre, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a soutenu qu’une prochaine ronde de négociations sur la dénucléarisation de la Corée du Nord aurait lieu « quelque part en juillet, probablement dans deux ou trois semaines ». Aucun autre détail n’a été offert depuis.

Donald Trump, président des États-Unis
Avec les informations de Reuters, et Associated Press

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