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Opération de déminage cet été dans l'ancien champ de tir de Tracadie

Un champ.

Il est possible que des explosifs soient toujours enfouis dans l'ancien champ de tir de Tracadie. Ci-dessus: un champ de bleuets à proximité de l'ancien terrain d'entraînement militaire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministère de la Défense nationale va poursuivre cet été le nettoyage de l'ancien champ de tir de Tracadie, au Nouveau-Brunswick. Il a donné un aperçu de ces travaux lors d'une réunion publique, mercredi soir.

Cet été, on va faire des travaux des travaux d’investigation dans certains secteurs ciblés pour s’assurer que ces secteurs-là, on peut les utiliser [de façon sécuritaire]. On va aussi faire du nettoyage ciblé dans certains sentiers qui sont dans les secteurs que l’on considère à risque plus élevé. On va aussi faire le nettoyage de certaines nouvelles routes forestières pour favoriser le développement, explique la gestionnaire de projet à la direction des sites contaminés au ministère de la Défense nationale, Debbie Nicholls.

Le ministère effectue des travaux de nettoyage dans la région depuis 1995. Peu importe les techniques et les technologies employées, il y a toujours un risque que des explosifs se trouvent encore dans le sol, ajoute Mme Nicholls.

De nouveaux panneaux indicateurs seront installés pour informer les résidents des risques.

Si jamais ils retrouvent des [munitions explosives] on leur demande de ne pas y toucher, de rebrousser chemin, de partir et d’appeler le 911 ou de contacter la police locale. C’est eux autres qui vont s’en occuper, recommande Debbie Nicholls.

Le ministère recommande également aux gens qui fréquentent l’ancien champ de tir de ne jamais creuser ni faire de feux de camp au cas où le sol dissimule encore des munitions explosives.

Des terrains intéressants pour la culture du bleuet

L’agriculteur Jean-Philippe McGraw espère qu'un jour des terrains de l'ancien champ de tir seront ouverts à la culture du bleuet sauvage.

On voit premièrement un aspect du développement économique. L’agriculture dans cette région-là serait parfaite, selon nous, spécialement dans le domaine du bleuet. C’est une culture de surface, ce qui est important si on veut développer l’agriculture dans ce qui est un ancien champ de tir, on veut demeurer en surface. C’est pour ça qu’on croit au potentiel du bleuet dans cette région-là, explique Jean-Philippe McGraw.

Jean-Philippe McGraw en entrevue dans un champ de bleuets

Président de l’association des producteurs de bleuets sauvages du nord-est du Nouveau-Brunswick, Jean-Philippe McGraw estime que l'ancien champ de tir a un fort potentiel pour l'industrie.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

L'agriculteur est optimiste, mais il comprend qu'il risque d'attendre encore longtemps avant de pouvoir étendre sa bleuetière dans l'ancien champ de tir.

Avec des renseignements d'Alix Villeneuve

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