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Le ministre Bonnardel envisage un lit d'arrêt supplémentaire à Tadoussac

Une longue file de véhicule s'est formée dans la Côte du Bateau-Passeur à Tadoussac.

Des véhicules en attente dans la côte menant au traversier à Tadoussac.

Photo : Radio-Canada / Alex Lévesque

Radio-Canada

Le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, souhaite améliorer la sécurité des automobilistes à la traverse Tadoussac–Baie-Sainte-Catherine. Il évoque notamment l’ajout d’un lit d'arrêt du côté gauche de la Côte du Bateau-Passeur à Tadoussac, pour éviter qu'un accident comme celui qui a entraîné la mort du conducteur d'un véhicule récréatif à la fin juin ne se reproduise.

Lorsqu’une longue file de véhicules immobilisés, en attente du traversier, se forme à droite dans la côte, il peut être plus difficile d’accéder aux deux lits d'arrêt existants. Ces deux lits d'arrêt, qui servent à freiner un véhicule en détresse dans la pente, sont situés à droite.

Des véhicules attendent le traversier sur la rue du Bateau-Passeur à Tadoussac.

Des véhicules attendent le traversier sur la rue du Bateau-Passeur à Tadoussac. En bas à gauche de la photo, on voit l'un des lits d'arrêt, un quadrillé rouge et blanc. (archives)

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Avant d’officialiser la solution choisie, le ministre veut tout de même attendre le rapport de l'accident avant de déterminer les actions à prendre.

J’ai demandé d’avoir le rapport de la Sûreté du Québec le plus rapidement possible, indique François Bonnardel. Quand le rapport sera dévoilé, je pourrai en prendre connaissance pour voir de quelle façon, avec notre ministère, on pourrait augmenter la sécurité sur cette portion, d’ajouter peut-être un lit d’urgence s’il le faut ou des panneaux de signalisation additionnels. Ça va être à suivre dans les prochains jours.

Le président de la Société du pont sur le Saguenay, Marc Gilbert, n’est pas contre toutes les mesures visant à améliorer dans la côte menant au traversier.

Le problème est complexe, cette côte-là n’est pas facile à réparer, il y a très peu d’espace, il y a des commerces à exproprier… Pour réduire les risques temporairement, c’est sûr que l’on ne peut pas être contre ça, mais si c’est quelque chose qui règle le problème d’une façon majeure en investissant des dizaines de millions, on trouve que c’est prématuré, analyse Marc Gilbert.

Marc Gilbert

Marc Gilbert est le président de la Société du pont sur le Saguenay.

Photo : Courtoisie

M. Gilbert rappelle qu’un bureau de projet a été mis en place à la fin de l’ère Couillard et qu’il étudie en ce moment les scénarios pour la construction d’un pont sur le Saguenay entre les rives de Tadoussac et de Baie-Sainte-Catherine.

On peut accélérer les travaux [du bureau de projet du pont sur le Saguenay] et avoir rapidement les éléments qu’il faut pour prendre la meilleure décision.

Marc Gilbert, président de la Société du pont sur le Saguenay

Marc Gilbert craint que si des investissements majeurs sont faits par Québec pour améliorer la sécurité dans la côte menant au traversier, cela pourrait mener le gouvernement à hésiter davantage avant d’investir dans la construction d’un pont qui reste, selon lui, la meilleure solution.

Le président de la Société du pont sur le Saguenay rappelle également que même si l’on fait de grands investissements pour réaménager la côte menant au traversier, cela ne réglerait que le problème de sécurité dans la côte.

Avec les nouveaux traversiers récemment mis en service, ça nous lâche des pelotons de 110 véhicules au lieu de 70, ce qui augmente la dangerosité de la route 138 parce qu’elle n’est pas adaptée. Arrêtons d’investir dans une solution qui est en train de montrer [qu'elle] a atteint sa limite, indique Marc Gilbert.

Des véhicules sont stationnés sur le traversier Armand-Imbeau II à Tadoussac.

Le traversier Armand-Imbeau II transporte les véhicules et les piétons entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Marc Gilbert insiste aussi sur le fait qu’il faut tenir compte que la Côte-Nord est appelée à voir son trafic augmenter au cours des prochaines années, par exemple s’il y a prolongement de la route 138 vers le Labrador, plus de touristes dans la région, et de nouveaux développements du Plan Nord.

Avec les informations de François Robert et de Laurence Royer

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