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Le maire de Trois-Rivières met de côté l'expression Vision zéro

Jean Lamarche dans la rue, devant un podium et une voiture de police

Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, lors d'une annonce mercredi.

Photo : Radio-Canada

Amélie Desmarais

Après des mois de controverse, le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, semble vouloir tirer un trait sur l'expression Vision zéro.

Le nouveau maire, qui avait fait campagne contre le projet tel qu'adopté en novembre par le conseil municipal, est revenu sur le sujet pour la première fois depuis son élection, en marge d'une conférence de presse sur la sécurité aux abords des passages piétonniers.

M. Lamarche, qui a été élu en mai dernier, préfère parler d'axes de sécurité ou de sécurité des usagers plutôt que de Vision zéro.

En tout, 10 axes sont ressortis des consultations publiques effectuées en février et le maire souhaite davantage articuler sa vision autour de ceux-ci que sur les 4 volets initialement prévus dans la philosophie internationale de Vision zéro.

Peu avant l'élection de M. Lamarche, le conseil municipal s'était par ailleurs engagé à ne pas aller de l'avant avec la mesure la plus controversée de la Vision zéro, soit l'abaissement de la limite de vitesse à 40 km/h dans toutes les rues locales et collectrices.

Les conseillers disaient qu'ils favoriseraient plutôt les projets pilotes dans certains quartiers ciblés. Il n'était alors pas question de changer le nom de Vision zéro et le conseil municipal préférait attendre l’élection du nouveau maire pour se pencher sur des actions plus concrètes.

Membres du public avec l'ordre du jour dans les mains, qui regardent le conseil municipal

Les élus de Trois-Rivières durant un conseil municipal (Archives)

Photo : Radio-Canada

Questionné sur Vision zéro mercredi, Jean Lamarche a semblé marcher sur des oeufs.

Le maire affirme que l'expression Vision zéro n'est pas mise de côté officiellement, parce qu'on parle encore de la sécurité des usagers de la route. Il ajoute du même souffle que le thème vision zéro, ce n'est pas vers ça qu'on tend, c'est vraiment plus vers la sécurité des usagers.

Lorsque relancé à savoir si c'est fini pour la philosophie Vision zéro à Trois-Rivières, il répond : à mon sens à moi, on est plutôt vers les axes de sécurité.

Le sujet est délicat à un point tel que les conseillers contactés ont décliné nos demandes d'entrevue ou n'ont pas retourné nos appels.

L'instigatrice du projet Vision zéro au sein du conseil, Mariannick Mercure, a tout de même admis avoir assoupli sa position à la suite de la levée de boucliers dans la population et dit maintenant préférer parler d'approche systémique que de Vision zéro.

Les trois personnes dans une rue de Trois-Rivières l'hiver

De gauche à droite : Valérie Ratelle-Gauthier, Dave Angers et Stéphane Guay, les porte-parole du mouvement Trifluviens contre Vision zéro.

Photo : Radio-Canada

Même Stéphane Gay, qui est derrière le mouvement contre Vision zéro et qui a multiplié les entrevues à ce sujet ces derniers mois, semble maintenant inconfortable dans ce dossier. Il a d'abord accepté de nous accorder une entrevue avant de se désister.

Dans une brève communication, Stéphane Guay s'en tient à un bref : à la lumière des informations reçues, je ne pas commenterai pas et n'accorderai pas d'entrevues pour le moment.

L'étude systémique prévue dans le cadre de l'adoption par la Ville de Vision zéro en novembre dernier et subventionnée par le gouvernement du Québec devrait tout de même être réalisée prochainement.

Mauricie et Centre du Québec

Politique municipale