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Exclusif

Des Brésiliens au Québec en vue de l’achat de Sural, un important client de l’ABI

Pancarte de Sural avec de l'herbe devant et des fleurs.

L'entreprise Sural, à Bécancour, s’est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies en février.

Photo : Radio-Canada

Maude Montembeault

Radio-Canada a appris que les dirigeants de l’entreprise brésilienne Alubar sont à Montréal afin de discuter de l’acquisition de l’usine Sural à Bécancour, un important client de l’ABI.

Cette visite de l’entreprise spécialisée dans la fabrication de câbles d’aluminium au pays survient au lendemain du règlement du long conflit à l’Aluminerie de Bécancour inc. (ABI).

Selon nos informations, le dossier de la relance de Sural, qui s’est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies en février est plus actif maintenant que le lock-out à l’Aluminerie de Bécancour est terminé.

Le groupe Alubar, une des plus importantes entreprises manufacturières d’aluminium en Amérique du Sud, serait intéressée à percer le marché de l'Amérique du Nord en achetant l’usine Sural à Bécancour. Des sources indiquent que le processus de relance franchit actuellement une étape cruciale.

L’entreprise brésilienne n’a pas répondu à la demande d’entrevue de Radio-Canada. Le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, n’a pu confirmer ou infirmer nos informations puisque ce genre de dossier est frappé d’une entente de confidentialité.

Capture d'écran du site internet où on voit notamment des câbles d'aluminum roulés.

Image tirée du site Internet du groupe Alubar qui produit notamment des câbles d'aluminium

Photo : www.alubar.net.br

Sural employait à Bécancour plus d’une soixantaine de travailleurs, qui ont été mis à pied en février dernier. Des problèmes de gestion de la famille vénézuélienne propriétaire des installations de Bécancour et Victoriaville pourraient expliquer sa faillite.

Extérieur de l'usine de Sural à Bécancour en été

Usine de Sural, dans le parc industriel de Bécancour où une soixantaine de personnes travaillaient avant sa fermeture.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

À la suite du déclenchement du lock-out à l’ABI, Sural avait dû s’alimenter en aluminium ailleurs, entraînant des coûts supplémentaires qui auraient aussi contribué à ses problèmes financiers.

Sural doit 38,9 millions de dollars à Alcoa.

Vendredi dernier, le dossier de Sural était de retour en Cour supérieure. Le contrôleur, la firme PricewaterhouseCoopers (PwC), a demandé un délai pour trouver une solution pour éviter un démantèlement et une liquidation des actifs.

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