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  • Les Ursulines : une présence déterminante à Trois-Rivières depuis plus de 320 ans

    Une Ursuline explique une manipulation scientifique à des élèves dans un laboratoire.

    La communauté des Ursulines a enseigné à des générations de filles à Trois-Rivières depuis 320 ans.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le 8 juillet 2019, la congrégation des Ursulines va quitter son monastère de Trois-Rivières pour s’installer dans une nouvelle résidence. Ces religieuses ont profondément marqué l’histoire trifluvienne, et ailleurs au Québec, par le rôle qu’elles ont joué dans l’éducation de générations de jeunes Québécoises.

    Moi, sœur [Marie] Françoise Hertel, voue et promets à Dieu pauvreté, chasteté et obéissance et de m’employer à l’instruction des petites filles.

    Les amazones de Dieu

    Ces promesses de l’une des premières Ursulines au couvent de Trois-Rivières résument bien l’esprit et la mission de ces religieuses présentes à Trois-Rivières depuis 322 ans.

    Téléjournal, 10 octobre 1997

    Comme le rappelle la journaliste Danielle Levasseur dans un reportage présenté au Téléjournal le 10 octobre 1997, trois ursulines sont arrivées dans la cité trifluvienne, il y a exactement trois siècles.

    Leurs conditions d'installation sont très difficiles. Elles durent affronter à la fois la famine et les Iroquois qui combattaient les Français.

    Déterminées à accomplir leur double mandat d’éducatrices et de soignantes, il n’est pas surprenant que les Ursulines se voient décerner le surnom « d’amazones de Dieu » par un prêtre jésuite.

    En 1699, elles s’installent dans le monastère où elles vivent et instruisent les jeunes Amérindiennes et les filles des habitants.

    Ce monastère comprend aussi un hôpital pour soigner la population. Cette partie du bâtiment a été transformée en musée et a été ouverte au public en 1981.

    Allô Boubou, 15 décembre 1983

    Le 15 décembre 1983, l’animateur Jacques Boulanger de l’émission Allô Boubou visite le monastère accompagné par sœur Yolande Laflèche, directrice du Musée des Ursulines.

    Sœur Yolande Laflèche nous présente quelques éléments clés de la collection du musée, ainsi qu’une partie du cloître et de la chapelle qui ont rarement été accessibles au public.

    La sœur verte

    Sa notoriété amène les médias à s’intéresser de plus en plus à ce qu’elle fait. […] Elle augmente considérablement la portée de son message environnemental. On la surnomme la sœur verte.

    Alain Crevier

    Les Ursulines ont toujours eu pour vocation d’éduquer les gens. Sœur Estelle Lacoursière ne fait pas exception à cette règle.

    Elle accomplit cette tâche cependant d’une manière inédite pour la communauté, comme le souligne le reportage de Second regard qu’anime le 23 janvier 2005 Alain Crevier. Le reportage est réalisé par Stéphane Gravel.

    Second regard, 23 janvier 2005

    Dans les années 1960, les Ursulines veulent s’adapter à la société québécoise qui change à grande vitesse.

    Pour être à la page dans le domaine de l’éducation, elles décident d’envoyer certaines des leurs à l’université.

    Sœur Estelle Lacoursière étudie alors la biologie et décroche une maîtrise en foresterie. C’est la première femme à obtenir ce titre au Canada.

    Armée de son diplôme, la religieuse devient une des figures principales de la protection de l’environnement au Québec.

    Elle défend la nature notamment par des apparitions de plus en plus remarquées à la télévision, où elle apprend aux Québécois à mieux comprendre les habitats qui les entourent.

    Elle sera même chroniqueuse au Téléjournal de Radio-Canada dans les années 1990! C’est ainsi qu’Estelle Lacoursière devient connue par le surnom affectueux de « la sœur verte ».

    En 2001, le gouvernement du Québec reconnaît sa contribution à l’éducation scientifique en lui décernant l’Ordre national du Québec.

    Le gouvernement du Canada, l’Université du Québec à Trois-Rivières et le Jardin botanique de Montréal l'ont également honorée.

    Un départ nécessaire

    En 2019, les Ursulines ne sont plus que 56 à habiter dans le monastère de Trois-Rivières. Leur âge moyen est de 86 ans. Il leur est de plus en plus difficile de maintenir leur résidence historique.

    Elles ont donc décidé de déménager et d’aller vivre dans un autre édifice sans cependant quitter la ville.

    Le 11 mai 2019, les religieuses ouvrent pour une dernière fois leur monastère au public.

    Téléjournal/Mauricie, 11 mai 2019

    C’est une occasion comme le constate la journaliste Camille Carpentier dans un reportage présenté ce jour-là au Téléjournal/Mauricie, de revoir d’anciennes élèves.

    Si elles laissent derrière eux de nombreux souvenirs, les Ursulines envisagent l’avenir avec optimisme et sérénité.

    Dès le 8 juillet, elles emménageront dans une nouvelle résidence de 160 logements qu’elles partageront avec deux autres communautés religieuses : les Carmélites et les Filles de Jésus.

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