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Les compagnies ne divulguent pas leurs profits dans l'enquête sur les prix de l'essence

Affichage du prix de l'essence d'une station essence Shell. Le prix affiché est de 1,519$.

Les prix de l'essence dans la province ont baissé depuis les records atteints en avril, mais ils restent parmi les plus élevés au pays.

Photo :  CBC / Evan Tsuyoshi

Saïda Ouchaou

Les audiences de l'enquête sur la flambée des prix de l'essence en Colombie-Britannique ne commencent que dans une semaine, mais plusieurs grands détaillants refusent déjà de révéler de l'information au sujet de leurs marges de profit.

La Commission des services publics a demandé à plus d'une douzaine d'entreprises de divulguer leurs marges bénéficiaires, qui indiquent leurs gains par litre d'essence vendu dans leurs stations-service.

Shell Canada, Husky Energy, Imperial Oil et Suncor Energy ont refusé de fournir cette information à la commission. Dans les réponses écrites publiées en ligne, les entreprises affirment que ces chiffres sont « confidentiels » et « sensibles sur le plan commercial ».

« Les marges des raffineries sont des informations hautement sensibles qui ne sont diffusées ni publiquement ni entre raffineurs », lit-on dans une réponse de Husky.

7-Eleven est le seul détaillant international à avoir accepté de transmettre ses données, mais il a demandé à la Commission de ne pas les dévoiler.

Une version de la réponse de la société publiée en ligne a censuré les informations.

Super Save Group a également demandé que ses informations demeurent confidentielles.

Flambée des prix de l'essence au printemps

Gros plan d'une main qui actionne la poignée d'un pistolet à essence pour remplir le réservoir d'une voiture.

La province a demandé une enquête en mai dernier pour savoir pourquoi les prix de l'essence sont si élevés pour les Britanno-Colombiens.

Photo : Radio-Canada/Simon-Marc Charron

Le premier ministre John Horgan a ordonné une enquête indépendante en mai, demandant à la Commission des services publics de la province (BCUC) d'expliquer pourquoi les prix, en Colombie-Britannique, avaient grimpé en flèche par rapport au reste du pays ces derniers mois.

Le premier ministre, qui a été questionné pendant des semaines sur cette situation, a déclaré qu'il voulait savoir si des hausses abusives avaient joué un rôle dans les prix élevés.

Les prix ont dépassé 1,70 $ le litre de carburant ordinaire dans la région métropolitaine de Vancouver en avril, mais se situaient autour de 1,50 $ plus récemment.

Des facteurs tels que les marchés mondiaux, la période de l'année et la force du dollar canadien peuvent influer sur le prix.

Il y a aussi plus d'une demi-douzaine de taxes sur l'essence, ce qui représente 60 cents le litre pour les automobilistes de la région métropolitaine de Vancouver.

La province connaît aussi une offre d'essence limitée, car il n'y a que deux raffineries de pétrole pour toute la Colombie-Britannique.

Pour combler la différence, le gouvernement achemine du pétrole de l’Alberta par le pipeline Trans Mountain ou en achète d’autres pays, notamment des États-Unis.

John Horgan a dit que l'écart entre les prix observés en Colombie-Britannique et ceux des autres provinces est encore trop grand, malgré ces facteurs.

Les audiences de la BCUC commencent à Vancouver la semaine prochaine.

Avec des informations d'Yvette Brend, CBC

Colombie-Britannique et Yukon

Politique provinciale