•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Attente en chirurgie cardiaque : le problème sera réglé au Québec, dit Legault

Cette technologie pourrait bénéficier à un grand nombre de patients avec une insuffisance de la valve mitrale.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le premier ministre François Legault ne croit pas que le ministère de la Santé devrait envoyer les patients en attente d’une chirurgie cardiaque se faire opérer en Ontario ou aux États-Unis, et ce, même si l'on apprenait mercredi qu’au cours des quatre derniers mois, 12 patients dont le nom se trouvait sur une liste d’attente pour une telle chirurgie sont morts faute d’avoir pu être opérés.

« À ce moment-ci, je pense que c’est possible de régler les problèmes au Québec », a affirmé M. Legault en point de presse mercredi matin.

Le premier ministre qualifie toutefois la situation d’« inacceptable ». Il a répété à plusieurs reprises que les hôpitaux se doivent absolument de respecter les délais maximums fixés pour les chirurgies, malgré les embûches causées par le manque de personnel de soutien et les budgets limités.

Évidemment, il y a des grands changements à faire qui ne datent pas d’hier. […] Mme McCann [la ministre de la Santé] a un immense dossier devant elle.

François Legault, premier ministre du Québec

Interrogée elle aussi sur le dossier, Danielle McCann affirme que les hôpitaux doivent améliorer leur organisation du travail et gérer « de façon très, très rigoureuse » les listes d’attente en chirurgie cardiaque.

« De vraiment prioriser les patients qui sont prioritaires au niveau des chirurgies. Il faut que la liste d’attente soit centralisée pour qu’on puisse bien faire cette opération. On demande aussi aux établissements concernés d’embaucher davantage d’infirmières », dit-elle.

L'Institut de cardiologie dément

Selon le Journal de Montréal, quatre des patients qui sont décédés en attente d’une opération cardiaque étaient sur la liste du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), deux sur celle de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, deux à l’Institut de cardiologie de Montréal, deux à l’Hôpital Royal Victoria et deux à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.

Le quotidien précise également que 1057 patients seraient en attente d’une chirurgie cardiaque au Québec, un chiffre beaucoup plus élevé que la normale. L'Institut de cardiologie de Montréal a réagi sur Facebook en fin d'après-midi.

Notre liste d’attente est stable depuis plus de 5 ans : actuellement, autour de 250 patients sont en attente. Les patients sont opérés en ordre de priorité selon leur état. Aucun patient n’est décédé sur notre liste d’attente en raison d’un délai.

Institut de cardiologie de Montréal

Manque « chronique » de main-d’œuvre spécialisée

Selon les dernières données disponibles au ministère de la Santé, au 17 septembre 2018, seulement dans la région de Montréal, il y avait 626 personnes en attente d'une chirurgie cardiaque, dont 45 % étaient en attente « hors délai ».

L'hôpital qui comptait le plus de ces personnes était le Royal Victoria, avec 68 % des patients hors délai. Celui qui en comptait le moins était l'Institut de cardiologie, avec 27 %. Au CHUM, cette proportion était de 48 %.

Pour le Dr Louis Perrault, président de l’Association des chirurgiens cardio-vasculaires et thoraciques du Québec, le manque de chirurgiens n’est pas en cause, puisque ceux-ci sont, dit-il, « sous-utilisés ».

Il maintient qu’il existe un manque « chronique » de main-d’œuvre spécialisée, notamment d’infirmières spécialisées, qui travaillent aux soins intensifs, et de perfusionnistes qui aident en salle d’opération.

« Les conditions sont probablement sous-optimales pour attirer et retenir ce personnel, qui est de haut niveau et qui est crucial, autant que le chirurgien, pour effectuer ces interventions-là », conclut-il.

Politique provinciale

Politique