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Mort de la fillette de Granby : personne n'est blâmé par le CIUSSS

Un message laissé sur un ballon indique : « On aurait aimé être ton amie ».

Le voisinage s’est spontanément tourné vers le terrain avant de la résidence pour rendre hommage à la fillette après la mort de celle-ci.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Personne n’est à blâmer relativement à la mort de la fillette de Granby, qui était sous la responsabilité de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). C’est ce que conclut le CIUSSS de l’Estrie-CHUS, qui a rendu publiques mercredi après-midi les conclusions de son rapport, qui comportait 14 recommandations.

L’enquête démontre que c’est un « système complet » qui a failli à sa tâche, et ce, à plusieurs moments. L’un des principaux constats est que le filet de protection de la petite n’a pas été suffisamment efficace pour prévenir sa mort.

Les recommandations portent sur quatre thèmes, soit la sécurité et le développement des enfants, une meilleure prise en charge des enfants par les intervenants des divers services, les mécanismes de contrôle et de suivi rigoureux, et finalement le soutien des ressources humaines.

Selon l'une des recommandations du CIUSSS, les intervenants devraient se rendre le plus souvent possible dans le milieu de vie des enfants.

Les intervenants font face à une tâche colossale [...] qui ne leur permet pas à la toute fin de s’assurer que les pratiques exemplaires sont faites au bon moment, pour la bonne personne et de la bonne façon.

Dr Stéphane Tremblay, PDG du CIUSSS de l'Estrie-CHUS

Les responsables de l'enquête proposent également de modifier la Loi sur la protection de la jeunesse afin qu'elle donne la possibilité d'agir auprès des conjoints qui ne sont pas des parents biologiques ou d’adoption.

Le Dr Tremblay est-il surpris des conclusions du rapport? Je dois avouer sincèrement que d’apprendre le décès d’une jeune de 7 ans, c’est déjà choquant, ça m’a fortement ébranlé, a-t-il déclaré lors d'un passage sur le plateau de l'émission 24/60.

Force est d’admettre, avec les 14 recommandations, que l’établissement que je dirige doit poser des gestes concrets pour améliorer le filet de sécurité sociale.

Le dirigeant du CIUSSS de l'Estrie-CHUS a par ailleurs indiqué que ses services demeureront « aux aguets » en attendant la conclusion des autres enquêtes en cours sur cette affaire.

Une série de professionnels de la santé sont assis à une table avec le PDG au centre, en pleine allocution.

Le PDG du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Stéphane Tremblay, lors de la conférence de presse mercredi.

Photo : Radio-Canada / Réjean Gagnon

Manque de communication

Dans cette enquête interne, le comité composé de 19 personnes est arrivé à la conclusion qu’une succession d’événements évitables ont placé la fillette dans une « situation à haut risque ».

Il recommande donc de renforcer la communication de même que la collaboration entre les différents intervenants en santé. Une conclusion à laquelle adhère le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant.

« Je pense qu’il y a un manque de communication, ça va remonter dans la commission Laurent [la commission spéciale sur la protection de la jeunesse qui sera présidée par Régine Laurent] et ça devrait nous aider à résoudre ce genre de problèmes », a-t-il dit brièvement lors d’une mêlée de presse à Québec.

La Sûreté du Québec, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse ainsi que le coroner tentent également de faire la lumière sur les événements dramatiques.

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