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Procès d'Anthony Ricard Bérubé : l’accusé dit s’être endormi au volant

Anthony Ricard Bérubé au palais de justice de Mont-Joli

Anthony Ricard Bérubé, 20 ans, à son arrivée au palais de justice de Mont-Joli, mardi. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

Radio-Canada

Anthony Ricard Bérubé a témoigné mercredi au deuxième jour de son procès pour conduite dangereuse causant la mort et conduite dangereuse, au palais de justice de Mont-Joli. L’accusé a affirmé s’être endormi au volant lors de l’accident qui a causé la mort d’André Fortier, un homme de 70 ans.

Le jeune homme de 20 ans a raconté plus précisément, pendant son témoignage, s’être subitement endormi peu après avoir traversé la municipalité de Saint-Simon sur la route 132, en mai 2018. C’est à ce moment qu’il dit avoir bifurqué dans la voie inverse et avoir été réveillé par l’impact.

En cour, il a affirmé qu'à sa connaissance, il n'avait pas effectué de dépassements téméraires le 29 mai 2018 entre Mont-Joli et le lieu de la collision mortelle.

L'accusé a également précisé qu'il n'a pas senti la fatigue le gagner et qu'il se sentait en forme avant de s'assoupir et de se retrouver dans la voie inverse.

Selon la Défense, cette thèse devrait suffire à soulever un doute raisonnable dans l'esprit du juge.

Ce qu’on a soumis au juge, c’est que notre client devrait être acquitté puisqu’il n’y a pas une preuve hors de tout doute raisonnable de la commission de l’infraction qui lui est reproché.

Caroline Bérubé, avocate de la défense

En contre-interrogatoire, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Julie Gagné, a demandé à Anthony Ricard Bérubé s’il avait « cogné des clous » avant de s’endormir. 

L’accusé a répondu par la négative. Il a aussi affirmé avoir eu une bonne nuit de sommeil la nuit précédant l’accident. 

La procureure lui a ensuite demandé à plusieurs reprises s’il avait fait des appels, envoyé ou lu des textos entre son départ de Mont-Joli, à 11 h 30, et l’impact entre Saint-Simon et Trois-Pistoles, à 12 h 24. Il a de nouveau répondu par la négative. 

Elle a qualifié de totalement invraisemblable la thèse de la Défense. Selon elle, il est impossible que l'accusé se soit senti en pleine forme tout au long de son trajet et se soit assoupi soudainement.

Mme Gagné estime que les témoignages des 11 témoins civils qu'elle a appelés à la barre forment une preuve circonstancielle qui prouve hors de tout doute raisonnable que la conduite de l'accusé était dangereuse ce jour-là et qu'elle a mené à la mort d'André Fortier.

Dans une précédente version de l'article, il était indiqué, dans le paragraphe ci-haut, que Mme Bérubé avait tenu ces propos. La phrase a été rectifiée.

Un reconstitutionniste témoigne

Avant le témoignage d’Anthony Ricard Bérubé, un reconstitutionniste en scène de collision de la Sûreté du Québec a témoigné. Sébastien Fortin s’est rendu sur les lieux de l'accident après les événements.

Dans son témoignage, il a rapporté que le véhicule d’Anthony Ricard Bérubé aurait d’abord percuté un premier véhicule, celui de Mireille Pouliot, avant d’entrer en collision avec celui d’André Fortier.

Mme Pouliot a subi des blessures légères et s’est retrouvée dans le fossé.

Le reconstitutionniste en scène de collision conclut également que ni les conditions  environnementales ni un problème mécanique ne sont en cause dans cet accident mortel.

La décision, mise en délibéré, sera rendue par le juge le 13 septembre à Rimouski.

D’après les informations de Marie-Christine Rioux

Bas-Saint-Laurent

Justice et faits divers