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La Ville de Sherbrooke vole au secours du Complexe sportif Thibault GM

La façade du Complexe Thibault GM

La Ville de Sherbrooke payera plus pour les heures de glace qu'elle loue au Complexe Thibault GM.

Photo : Architech design

Pour venir en aide au Complexe Thibault GM, qui avait certaines difficultés financières, la Ville de Sherbrooke augmente non seulement le nombre d'heures de location de glace, mais également le prix qu'elle les paye.

Cette nouvelle convention de location de glace, d'une durée de 20 ans, a été entérinée au conseil municipal de Sherbrooke de mardi soir.

Auparavant, 1327 heures de location de glace étaient faites chaque année par la Ville au Complexe Thibault GM. Quand on regarde nos besoins, on est plus autour de 2000 heures. Il y a eu aussi des modifications avec le hockey mineur niveau novice qui joue maintenant sur de petites glaces, soutient le président du Comité du sport et du plein air, Vincent Boutin.

La Ville a également comparé les coûts de location de glace dans d'autres municipalités. On était dans les plus bas. On a donc majoré notre prix qui passera de 218 $ de l'heure en prime time, c'est-à-dire les soirs de semaine, à 267 $. Les jours de semaine et très tard le soir, on passe de 197 $ à 201 $ de l'heure.

Ces ajustements font en sorte que l'aide financière de la Ville au Complexe Thibault sera majorée de 150 000 $ par année. Nous avons des discussions à ce sujet depuis 2015. C'est un dossier de longue haleine qu'on vient résoudre ce soir. On voulait trouver une solution parce que le plan d'affaires, qui datait de 2011, était basé sur ce qui se fait ailleurs, mais n'avait peut-être pas pris en compte la réalité sherbrookoise des tarifs de location de glace. Le budget a donc été difficile à boucler d'année en année. On a tenté de trouver des solutions, explique M. Boutin.

D'entreprise privée à OBNL

Ce n'est pas la première action que la Ville entreprend pour soutenir le Complexe Thibault GM. L'an dernier, cette entreprise privée est devenue un organisme à but non lucratif (OBNL) appelé Société d'Exploitation Sports Sherbrooke. Cette action permettait aux propriétaires d'avoir accès à un crédit de taxes foncières avoisinant les 90 000 $. En le reconnaissant comme OBNL, on a toutefois exigé un conseil d'administration plus démocratique avec des représentants de la communauté, ajoute Vincent Boutin.

Aussi, la Ville de Sherbrooke a accepté de cautionner un prêt hypothécaire de 9,6 millions de dollars consenti au Complexe Thibault GM. Les entreprises privées ou les OBNL n'ont pas accès au même taux hypothécaire que les municipalités en raison du risque. Si la Ville cautionne le prêt du Complexe Thibault, ils tombent dans une catégorie plus sûre et ont accès à un meilleur taux, ajoute-t-il.

Ce cautionnement de la Ville ne se fait toutefois pas les yeux fermés. On veut un accompagnement serré pour les prochaines années pour s'assurer que les décisions que l'on prend aujourd'hui soient bien honorées dans le temps. Des états financiers seront demandés aux trois mois pour bien suivre l'évolution. On exige aussi un plan de modernisation des infrastructures pour s'assurer que dans cinq ou dix ans on ne soit pas face à un déficit d'infrastructure, énumère le président du Comité.

Vincent Boutin s'est fait rassurant en soutenant que les propriétaires du Complexe n'ont aucunement l'intention de vendre le bâtiment à la Ville de Sherbrooke.

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