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Une réserve de parc national sera créée dans le sud de l'Okanagan-Similkameen

Une montagne verdoyante et au second plan un lac.

La vue du mont Kobau dans le sud de l’Okanagan.

Photo : Province de C.-B.

Hélène Bardeau

Un projet de réserve de parc national pourrait permettre de protéger près de 300 km2 dans la vallée de l’Okanagan sud. Les gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique ainsi que la Nation Syilx/Okanagan ont signé un protocole d’entente afin d’établir une aire protégée.

Cette collaboration a pour but de protéger la biodiversité dans cette région de la Colombie-Britannique.

La ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de Parcs Canada, Catherine McKenna, souligne l’importance de ce projet.

La région de sud de l’Okanagan-Similkameen est extraordinaire et a l’un des écosystèmes les plus rares au Canada, mais nous savons que notre biodiversité est en crise, c’est une région qui a besoin de protection.

Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de Parcs Canada

Ce projet de réserve de parc national dans le sud de l’Okanagan-Similkameen a discuté et débattu depuis 15 ans.

Les limites géographiques de la réserve de parc national proposée comprend des zones faisant l'objet de revendications territoriales que les tribunaux n'ont pas encore traitées et englobe environ 273 kilomètres carrés dans la région entourant le mont Kobau, le lac Spotted et le lac Kilpoola, ainsi que les aires protégées provinciales du sud de l'Okanagan.

Un paysage magnifique, mélange de végétation luxuriante et de vignes avec un lac et des collines en arrière-plan

Un projet de réserve de parc national dans le sud de l'Okanagan-Similkameen pourrait voir le jour.

Photo : Geneviève Milord/Radio-Canada

L'écosystème de la steppe arbustive comprend les seules poches de désert semi-aride au Canada. Il abrite plus de 30
espèces inscrites sur la liste des espèces en péril du gouvernement fédéral. L’espace est également le lieu d’habitation de 11 % des espèces menacées au Canada, dont le blaireau d'Amérique, le petit-duc nain ou encore la couleuvre nocturne du désert.

Les préoccupations des éleveurs

Ce projet de réserve de parc national fait toutefois l’objet de nombreux débats chez ses opposants, notamment chez les éleveurs et les chasseurs, dont les activités seraient interdites si l’espace était officiellement protégé.

L’éleveur Mark Quadvlieg est inquiet pour son bétail. Son élevage parcourt les terres de la Couronne qui vont prochainement se trouver dans les limites de la réserve.

Un homme qui se trouve dans la montagne au milieu des vaches.

L'éleveur Mark Quaedvlieg est inquiet pour son bétail.

Photo :  CBC / Brady Strachan

Cela va affecter mon travail. Je dois nourrir mes bêtes sept mois et le reste de l’année elles sont en montagne ou en pâturage, dit l’éleveur Mark Quadvlieg.

Cependant, Parcs Canada a promis aux éleveurs de leur permettre de continuer à faire paître leurs animaux dans la réserve de parc national et garantit un accès stable aux tenures, à l’eau et aux autres ressources.

Pour le moment, la délimitation de la réserve de parc national reste en cours d'élaboration et des négociations pour les ententes de transfert de terres entre les gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique et la Nation Syilx/Okanagan vont prochainement s’amorcer.

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Colombie-Britannique et Yukon

Environnement