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La bande dessinée Nelson au Manitoba s’exporte dans tout l’Ouest et le Nord

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Une planche de la BD Nelson au Manitoba

Photo : La Liberté

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une bande dessinée qui met en vedette un immigrant francophone au Manitoba sera désormais lu par des lecteurs de journaux de tout l’Ouest et du Nord du pays.

La bande dessinée, d'abord publié dans le journal La Liberté, raconte le parcours d'un nouvel arrivant au Manitoba : ses peurs, ses préjugés, ses défis et son intégration.

La création de Nelson au Manitoba est née d’une volonté de la direction du journal d’aborder des sujets liés à l’immigration, sans ambages. « Je voulais parler de l’immigration, de l’accueil et de l’intégration », dit Sophie Gaulin, directrice générale et rédactrice en chef de La Liberté. « L’idée était bonne, mais je n’ai aucun talent en dessin. »

« Alors j’ai rencontré Tadens par le biais d’une journée organisée par l’accueil francophone et c’était une belle rencontre. »

Selon Tadens Mpwene, dessinateur de la bande, le personnage Nelson est une représentation de tout nouvel arrivant. « Moi, je m’identifie à cette personne, affirme-t-il. J’ai également immigré, je suis venu ici pour étudier ». Il dit que son statut d’immigrant et sa proximité avec des jeunes issus de l’immigration lui ont permis de mieux comprendre le message que souhaitait transmettre la rédaction du journal.

Sophie Gaulin croit que le succès de cette bande dessinée provient des sujets qu’elle aborde. « Il y a véritablement un besoin de parler de vraies choses, de choc culturel, de choc climatique et de choc linguistique », dit-elle.

Dès la première saison, les aventures de Nelson au Manitoba ont touché les lecteurs de tous les âges. « La bande dessinée atteignait des jeunes, [ce] qui dépassaient nos attentes, explique Mme Gaulin; [...] Nous on souhaitait avoir les 18, 25 ans [...], mais ce qu’on a vu, c’est qu’on attirait les jeunes de 8 ans et plus. »

« La première année, quand on a décidé d’arrêter la bande dessinée, on a été inondé de lettres de jeunes qui sont venus nous dire que ce n’était pas possible. [...] Et la Division scolaire [franco-manitobaine] a embarqué et nous a aidé. »

— Une citation de  Sophie Gaulin, directrice générale et rédactrice en chef de

Selon Sophie Gaulin, le projet qui permet aujourd'hui l'exportation de la bande dessinée a été porté par le Conseil jeunesse provincial du Manitoba (CJP ). L’organisme s’est servi de son réseau et des forums de discussion auxquels il participe pour vendre cette production manitobaine, explique-t-elle.

« On a touché tout l’Ouest et le Nord alors il nous reste l’Est et on espère que ce serait l’année prochaine. On est maintenant en discussion avec la Fédération de la jeunesse canadienne-française qui est intéressée à exporter la bande dessinée dans tout le Canada. »

— Une citation de  Sophie Gaulin, directrice générale et rédactrice en chef de La Liberté

De pair avec sa publication dans d’autres provinces, Nelson visitera l’extérieur du Manitoba et devra s’adapter à de nouvelles réalités. « Le dessinateur Tadens à la mission d’adapter Nelson en fonction de là où il est publié », dit la rédactrice en chef.

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