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La vengeance pornographique par deepfake maintenant illégale en Virginie

Une jeune femme préoccupée fixe son téléphone cellulaire.

La vengeance pornographique consiste à disséminer sur Internet ou à partager avec d’autres des images ou vidéos intimes d’une personne sans son consentement.

Photo : Getty Images / Antonio Guillem

Radio-Canada

L’État de la Virginie considère désormais la distribution de « fausses images vidéographiques ou fixes » créées dans le but de reproduire l'apparence d'une vraie personne comme un délit passible d’emprisonnement.

« Quiconque ayant l’intention de contraindre, de harceler ou d’intimider dissémine malicieusement ou vend des images vidéographiques ou fixes créées de quelque manière que ce soit, incluant de fausses images vidéographiques ou fixes [...] est coupable de délit de classe 1 », d’après l'amendement approuvé par les législateurs (Nouvelle fenêtre).

Cet amendement à la loi existante punit donc la création d’hypertrucages (deepfakes), un type d’images ou de vidéos créées à l’aide d’un algorithme. Les hypertrucages sont parfois utilisés pour remplacer les visages d’actrices pornographiques par ceux d’autres célébrités ou de personnes ordinaires.

L’utilisation non consensuelle de ce type d’algorithme dans le but de distribuer les images de quelqu’un constitue donc une forme de vengeance pornographique, un délit de classe 1 en Virginie. Les délits de classe 1, considérés comme moins graves que des crimes, sont tout de même potentiellement passibles d’emprisonnement dans cet État de l’est des États-Unis.

Les hypertrucages suscitent de nombreuses inquiétudes depuis quelques mois. La semaine dernière, une application baptisée DeepNude a causé une controverse en ligne après que Vice a rapporté son existence.

Cette application permettait de déshabiller virtuellement une personne. Plus concrètement, l’algorithme était capable de remplacer les vêtements sur une photo par les parties du corps – y compris les parties intimes – qui devaient se trouver en dessous. Face au tollé suscité par ce système, son créateur l’a supprimé.

Récemment, un autre algorithme d’hypertrucage a été présenté par Samsung, celui-ci permettant de générer des vidéos entières (non pornographiques) à partir d’une seule photo d’une personne.

Les hypertrucages font craindre non seulement pour les atteintes potentielles à l’intimité, mais également pour la multiplication potentielle de désinformation sur le web. Des vidéos de politiciens et de célébrités générées par le biais de ces algorithmes pourraient en effet influencer l’opinion publique si elles sont suffisamment réalistes.

Avec les informations de Ars Technica, et CNet

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