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Fin du conflit à l’ABI : soupir de soulagement en Mauricie et au Centre-du-Québec

Des employés sur ligne de piquetage derrière la pancarte d'ABI

Les syndiqués de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) ont été en lock-out durant près de 18 mois.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Radio-Canada

Si le déclenchement du lock-out en janvier 2018 avait créé une onde de choc, la fin du conflit de travail à l’Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) a amené de nombreux élus, entrepreneurs et familles de la Mauricie et du Centre-du-Québec à pousser un soupir de soulagement.

Plusieurs travailleurs rencontrés à la sortie de l’assemblée syndicale mardi ont déclaré êtrecontents du résultat.

Il était temps que ça finisse.

Un syndiqué de l’Aluminerie de Bécancour
Travailleur devant un micro de Radio-Canada.

Les travailleurs de l'ABI ont accepté l'offre patronale à 80 %.

Photo : Radio-Canada

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, est ravi que l’offre patronale ait été acceptée par la majorité des syndiqués. Ça faisait longtemps qu’on retenait notre souffle, a-t-il déclaré.

[L’acceptation de l’offre] est une nouvelle majeure, on vient de vivre 18 mois d’inquiétude et d’incertitude surtout.

Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour

Une fermeture de l’usine de l’ABI aurait été catastrophique pour sa ville, autant au niveau de l’emploi que pour les finances de la municipalité. Les taxes payées par l'entreprise représentent près de 16% des revenus de la Ville.

Par ailleurs, Jean-Guy Dubois espère que les relations de travail à l'usine iront en s'améliorant. Il souhaite que les causes du malaise soient identifiées pour que les prochaines négociations se passent mieux.

J’invite les deux parties à oublier les rancoeurs à oublier le passé, dit-il.

Jean-Guy Dubois dans un cercle avec les syndiqués en face de l'usine

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, s'était rendu à l'ABI pour parler aux travailleurs, dans le parc industriel de Bécancour, quelques heures après du déclenchement du lock-out, en janvier 2018.

Photo : Radio-Canada

Il croit que le fait que les 700 travailleurs de l'aluminerie de Baie-Comeau se soient entendus avec Alcoa a influencé l'état d'esprit des syndiqués de Bécancour. Ce qui a aidé, je pense, à résoudre ce conflit-ci, c’est lorsque Baie-Comeau a signé, ça a fait un virage qui a fait que les gens ont dit : ”si ça peut se faire ailleurs, pourquoi ça ne se ferait pas ici”.

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, a déclaré être content pour les travailleurs et content pour l’économie de la région.

[Le lock-out] créait une tension sociale très importante.

Donald Martel, député de Nicolet-Bécancour

Le député caquiste n’a pas voulu revenir sur les propos tenus par le chef de son parti, François Legault. Le premier ministre avait demandé au syndicat d’être raisonnable et de faire des compromis.

Il s’est contenté de dire que son chef est franc, honnête et direct. On n’est peut-être pas habitué à ce genre de politiciens qui dit sa façon de penser, moi, je l’apprécie entre autres pour cela, a-t-il dit.

Donald Martel ne pense pas que les électeurs lui en tiendront rigueur.

Donald Martel en studio radio.

Le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, dans le studio radio d'ICI Mauricie Centre-du-Québec pour réagit à l'acceptation de l'offre patronale aux travailleurs de l'ABI.

Photo : Radio-Canada

Il espère maintenant qu’Alcoa et Rio Tinto vont annoncer rapidement  des investissements à l’usine de Bécancour, afin d’en faire l’une des alumineries les plus rentables du Québec.

À écouter :

  • Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, en entrevue à 360 PM
  • Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, en entrevue à 360 PM

De l’autre côté de la rive, le maire Jean Lamarche explique que l'ABI, c'est aussi Trois-Rivières parce que des travailleurs résident dans notre ville, profitent de nos commerces, font rouler notre économie, c'est aussi des sous-traitants. Il se réjouit donc du résultat du vote.

C’est une bonne partie de l'économie trifluvienne, mais aussi de Bécancour dont il est question et c'est là-dessus qu'on doit se réjouir, affirme le maire de Trois-Rivières.

Jean Larmarche devant l'hôtel de ville de Trois-Rivières.

Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, souligne que le sort de l'usine de l'ABI à Bécancour a un impact sur l'économie trifluvienne.

Photo : Radio-Canada

Jean Lamarche note toutefois que le retour au travail des syndiqués de l’usine de Bécancour pourrait avoir un impact sur les entreprises trifluviennes, dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre.

Plusieurs travailleurs de l'ABI sont venus combler des emplois sous mode d'appoint, ce sera à tout le monde de se repositionner, a-t-il souligné, mais d'abord, il faut se réjouir du retour au travail et de la réouverture de l’ABI.

L’exécutif du Syndicat des Métallos est quant à lui déçu du résultat. Il recommandait le rejet de cette offre, la quatrième présentée par la direction.

Mauricie et Centre du Québec

Relations de travail