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L’Île-du-Prince-Édouard tente de résoudre une pénurie d’assistants dentaires

Claire Belliveau s'exerce sur un mannequin dans une salle de formation

La jeune assistante dentaire Claire Belliveau a décroché un emploi à l'Île-du-Prince-Édouard tout de suite après son diplôme, et ce, sans même avoir postulé, explique-t-elle.

Photo : CBC/Stephanie vanKampen

Radio-Canada

Les dentistes à l’Île-du-Prince-Édouard ont de plus en plus de difficultés à recruter des assistants et cette pénurie est un problème national, selon le président de leur association provinciale.

Des efforts sont en cours pour améliorer les salaires et rehausser l’image de la profession afin d’encourager plus de gens à faire carrière en ce domaine.

Une finissante de Cornwall âgée de 19 ans, Claire Belliveau, vient à peine de recevoir son diplôme et elle décroche déjà un emploi permanent à temps plein. L’emploi lui a été directement offert parce qu’elle avait fait un stage dans ce cabinet, explique-t-elle.

Chacun des 13 étudiants de sa classe au Collège Holland a connu la même situation. Mme Belliveau a entrepris ce programme de formation tout de suite après ses études secondaires et elle a décroché un emploi dix mois plus tard.

Les professeurs leur envoyaient des courriels mentionnant plusieurs offres d’emplois, par exemple de cliniques dentaires qui disaient rechercher des assistants dentaires, indique Claire Belliveau.

Le programme pour assistants dentaires au Collège Holland peut accueillir de 20 à 25 étudiants, mais leur nombre n’est pas si élevé ces temps-ci. L’institution note une petite diminution, affirme le directeur des programmes de santé, Lornie Hughes.

Il s’agit d’une plus petite classe, mais le Collège voit des occasions de recrutement à l’international et parmi les travailleurs exilés qui retournent à l’Île-du-Prince-Édouard, explique M. Hughes.

Les causes de la pénurie d’assistants dentaires ne sont pas connues, mais l’Association dentaire de l’Île-du-Prince-Édouard tente d’améliorer la situation, affirme le président de l’organisme, le Dr Mike Connolly. L’Association préconise aux cliniques dentaires d’augmenter les salaires des assistants dentaires et d’améliorer l’image de la profession dans l’espoir de résoudre le problème.

Le dentiste et son assistante prodiguent des soins dentaires à un patient

Le cabinet du Dr Mike Connolly, président de l'Association dentaire de l'Île-du-Prince-Édouard, est à Charlottetown.

Photo : CBC/Stephanie vanKampen

Les assistants dentaires de l’Île-du-Prince-Édouard et du Québec sont parmi les moins bien rémunérés au pays, selon Statistique Canada. Ils gagnent de 16 $ à 25 $ l’heure.

Les cliniques dentaires ne peuvent fonctionner sans eux, ajoute le Dr Connolly. Il faut trouver des moyens de rendre la profession plus attirante et de mieux rémunérer les assistants dentaires, souligne-t-il.

Un comité de l’Association dentaire conseille aux dentistes de participer aux salons d’emplois que fréquentent des élèves du secondaire et de mieux faire connaître les offres d’emploi d’assistants dentaires.

Avec les renseignements de Stephanie vanKampen, de CBC

Île-du-Prince-Édouard

Soins et traitements