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Comment Mireille Fréchette se prépare à visiter le Pérou en famille

Un paysage vallonneux et sec entouré de hautes montagnes.

Dans la vallée des Incas, au Pérou.

Photo : Sylviane Lanthier

Radio-Canada

Mireille Fréchette, son mari Kevin Gallays et leurs deux enfants, Simon-Pierre (15 ans) et Maïa (13 ans) passeront trois semaines au Pérou cet été, dont quatre jours dans un centre de recherche au beau milieu de l’Amazonie.

Dans le cadre de la série Des Manitobains en voyage, Mireille Fréchette raconte comment sa famille et elle se sont préparés à ce séjour qui s’annonce rempli de randonnées, de découvertes et de dépaysement.


Propos recueillis par Sylviane Lanthier

il y a quelques années, on a décidé en famille comment on voulait passer certaines de nos vacances. Kevin et moi, on avait chacun un gros voyage qu’on voulait faire pendant que les enfants sont en mesure de nous suivre. On a donc essayé de distribuer cela pour que ce soit financièrement viable, et on a fait un budget.

On avait tous un choix à faire. Les enfants ont choisi Disneyland; on y est allé.

Kevin veut aller faire du vélo en Europe et moi, je voulais aller en Amérique du Sud.

Une femme assise par terre et vêtue d'habits traditionnels tisse avec un métier traditionnel.

Tissage traditionnel au Pérou.

Photo : Sylviane Lanthier

Et pour que les enfants puissent faire des randonnées et que nous, on soit encore physiquement capables de les faire aussi, on a pensé que cette année était la bonne.

D'autres Manitobains en voyage :

Un voyage coordonné

Le Pérou, c’est mon choix. Tout le monde est très partant d’y aller. Pour préparer notre itinéraire, on a fait affaire avec une personne qui coordonne notre voyage. Elle nous fait des propositions et on réagit, on fait des changements. On aura aussi un guide qui va nous accompagner pendant une partie du voyage, jusqu’à la ville d’Arequipa.

Vue sur un bâtiment en adobe et une partie d'une cour intérieure.

Le Couvent Santa Catalina à Arequipa : on peut parcourir les ruelles et visiter les bâtiments de ce couvent, situé dans une enceinte de 2 hectares et édifié en 1579.

Photo : Sylviane Lanthier

On fait une randonnée avec ce guide, ainsi que le Machu Picchu et Puno.

La cabane du gardien, sur le site du Machu Picchu, éclairée par le soleil levant.

La cabane du gardien sur le site du Machu Picchu : un endroit de choix pour observer le lever du soleil sur le site.

Photo : Sylviane Lanthier

C’est pratique pour la randonnée, surtout côté santé, pour être certain qu’on aura de l’eau potable pour tout le monde. On n’aura pas besoin de transporter toutes les choses qui sont lourdes. Étant donné qu’on sera en hauteur et qu’on ne sait pas toujours comment les individus réagissent au manque d’oxygène, je me sentais plus à l’aise de procéder comme ça.

De mon côté, j’ai fait beaucoup des voyages en sac à dos plus jeune, j’ai voyagé seule. Mais en famille, avec des enfants, sachant qu’il y a toujours des petits stress avec le voyage quand on est 4, je voulais minimiser les imprévus.

Un ciel rosé surplombe la silhouette d'une ville entourée de montagnes alors que le soleil se couche.

Coucher de soleil sur Arequipa, la deuxième ville en importance au Pérou, entourée de volcans, qu'on surnomme la ville blanche en raison de l'utilisation de tuf volcanique dans plusieurs bâtiments d'inspiration coloniale.

Photo : Sylviane Lanthier

Je voulais m’assurer qu’on soit présent pour les enfants plutôt que pris par la logistique.

On a trois semaines, mais c’est quand même très condensé et je ne veux pas perdre de temps à trouver des contacts, des guides, des tournées sur place. Là, on peut filer et faire ce qu’on veut une fois sur place.

Une ville qui s'étend dans les montagnes qui l'entourent.

Vue de Cusco, porte d'entrée de la vallée des Incas.

Photo : Sylviane Lanthier

Itinéraire de trois semaines

  • Arrivée dans la capitale, Lima
  • Avion vers Cusco et acclimatation à l’altitude
  • Randonnée : une portion du trek de Lares (portion de la vallée sacrée des Incas jusqu'à Huaran et les mines de sel à Maras)
  • Visite du Machu Picchu
  • Retour à Cusco
  • Départ pour Puno
  • Séjour sur les îles flottantes de Uros
  • Départ vers la vallée des condors, avec arrêt à Arequipa
  • Départ en avion pour Puerto Maldonado, un des tributaires de l’Amazone
  • Randonnée de quelques heures en bateau pour se rendre au centre de recherche Tambopata, avec un arrêt en chemin.
  • Quatre jours au centre de recherches
  • Retour à Lima
  • Retour à Winnipeg

Le centre de recherche Tambopata

On reste quatre jours au centre de recherches. C’est un centre actif qui porte sur les oiseaux, les insectes et les plantes.

On va se rendre en bateau au centre de recherche Tambopata, avec un arrêt en chemin parce que ça prend huit heures pour monter la rivière.

J’ai découvert le centre par hasard en faisant de la recherche sur Internet.

Notre coordonnatrice nous suggérait des activités et j’essayais de voir les critiques de tous ces endroits. Et bien que son choix d’activités soit excellent, je voulais voir comment on pouvait aller plus loin dans la jungle. Le centre de recherche, c’est là où on peut aller le plus loin sur ce tributaire, avec un endroit où il y a des humains.

Le fait que c’est un endroit où on fait de la recherche avec un penchant obligatoirement écologique, c’est aussi une chance incroyable pour nous et pour les enfants. Il y a des tournées guidées par les scientifiques sur place avec des présentations en soirée.

Ils sont reconnus pour les falaises d’argile qui attirent les oiseaux qui vont s’y nourrir. Les oiseaux mangent l’argile. Ils y convergent au lever et au coucher du soleil. On y trouve plein d’oiseaux tropicaux, des cacatoès, des aras, etc.

Il y a des excursions pour aller voir ça, d’autres qui portent sur les plantes médicinales ou pour voir les caïmans. Il y a une excursion dans la canopée de la jungle et il y a même de la pêche aux piranhas…

L’endroit est assez spécial : ils essaient d’être très écologiques dans l’utilisation de l’eau et dans la gestion des déchets.

On habitera dans une chambre dont un mur est complètement ouvert sur la jungle, avec les singes et les oiseaux qui passent juste devant.

Randonnées chez les Incas

Le soleil qui se lève sur le Machu Picchu éclaire le site.

Le soleil se lève sur le Machu Picchu.

Photo : Sylviane Lanthier

À Cusco, on fait une partie de la randonnée du Lares Trek : on part en fourgonnette pendant 3 heures dans la vallée sacrée et on aboutit au Lares Hot Springs ou on va "traiter nos rhumatismes" avant de rencontrer notre équipe de randonnée et chevaux. On se rend jusqu'à la passe Condor et on termine à Huaran et les mines de sel à Maras. De là on prend le train à partir de Ollaantaytambo pour aboutir à Agua Calientes pour aller au Machu Picchu.

Une exploitation de mine de sel à ciel ouvert située à flanc de montagne, que des gens visite sur des sentiers.

Les salines de Maras, au coeur des Andes, sont situées à environ 50 kilomètres de Cusco, à 3300 mètres d'altitude.

Photo : Sylviane Lanthier

On va traverser des petits villages très peu visités, d’après ce qu’on nous a dit, dans des milieux plus isolés.

On m’a découragée de faire le chemin des Incas (Inca Trail) à cause de sa popularité, de sa pollution et aussi parce que ce sont de plus longues journées et avec des enfants, on ne savait pas si on allait pouvoir subir la distance.

Un bâtiment en ruines à flanc de montagne.

Dans les ruines incas d'Ottolaytambo.

Photo : Sylviane Lanthier

Ce qu’on ne sait pas, c’est comment on sera affecté par le mal de l’altitude. Il faudra y remédier si un de nous en ressent beaucoup les effets.

Pour notre randonnée, on a donc un porteur, un guide et un cheval, alors si un de nous en a besoin, il y a toujours l’option d’aller à cheval.

Cette randonnée nous amène dans les montagnes Urubamba : on marche trois jours et là, ils vont nous servir du thé de coca.

C’est un segment d’une plus grande randonnée. Ces gens sont habitués de voir des touristes passer, mais pas en grande quantité.

Avoir hâte de partir!

Les enfants, ce qu’ils anticipent le plus, les questions qu’ils se posent, tournent autour de la nourriture : c’est quoi les mets traditionnels, qu’est-ce qu’on va manger?

Un bébé lama qui broute, entouré de ruines, sous le regard de touristes.

Il n'est pas rare de rencontrer des lamas au Pérou, tel que ce petit qui broute dans les ruines incas d'Ottolaytambo.

Photo : Sylviane Lanthier

Pour les préparer, on a regardé un documentaire qui montrait certains endroits où on va passer : le Machu Picchu, la vallée des condors. La taille de ces oiseaux est impressionnante, et quand ils sont en fin de vie, ils meurent en se jetant du haut des falaises.

Un oiseau en vol.

La vallée des condors au Pérou. On peut y observer ces oiseaux, parmi les plus grands au monde.

Photo : Sylviane Lanthier

À Lima, on sait que la scène culinaire est quelque chose. On peut s’attendre à manger du cochon d’Inde et du ceviche.

Une île et ses habitations faites de bois et de paille, avec le le lac et des montagnes en arrière-plan.

Les îles d'Uros sur le lac Titicaca. Les visiteurs y sont accueillis par des familles qui racontent leur mode de vie traditionnel sur ces îles flottantes qu'il faut constamment entretenir.

Photo : Sylviane Lanthier

Au lac Titicaca, les îles d’Uros sont intéressantes : en faisant de la lecture et en lisant les expériences d’autres personnes, on voit que la façon dont ça s’est développé, c’est quelque chose sur les plans historique et géographique! On sera deux soirs sur les îles flottantes, dans les coopératives, chez les familles.

Des îles flottantes d'Uros sur le lac Titicaca au Pérou.

Le soleil se couche sur les îles flottantes d'Uros, situées sur le lac Titicaca au Pérou.

Photo : Sylviane Lanthier

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