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Les bisons du parc national de Prince Albert menacés par la chasse

Des bisons mangent de l’herbe dans un champ.

Une étude menée par l’Université Laval montre que ce troupeau de bisons pourait disparaître dans les 50 prochaines années.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une étude publiée dans le journal Biological Conservation révèle qu’une baisse inquiétante de la population de bisons du parc national de Prince Albert est en grande partie due à la chasse excessive en dehors de la zone protégée.

Il y avait 500 bisons dans le parc en 2005, et ce nombre a diminué de plus de 50 % depuis.

Pour l’un des chercheurs de l’étude, Ricardo Simon, c’est une baisse inquiétante.

« Quand on constate une chute aussi importante de la population d’un grand herbivore, c’est sûr qu’il y a quelque chose qui ne va pas. C’est trop rapide pour une population d’herbivores de voir un effectif se réduire de plus de 50 % en moins de 10 ans », explique-t-il.

L’étude menée par l’Université Laval montre que ce troupeau risque de disparaître au cours des 50 prochaines années.

Ricardo Simon explique que la cause principale de cet important taux de mortalité est la chasse excessive des bisons qui s’aventurent en dehors du parc. Il reconnaît que les loups et la maladie du charbon ont aussi contribué au déclin des herbivores.

Son étude, dit-il, a permis de repérer cinq champs agricoles que les bisons aiment fréquenter à l'extérieur des limites du parc.

« [Ces champs] sont assez proches du parc, ils ont une nourriture très profitable pour les bisons. C’est beaucoup d’énergie pour pas trop d’efforts. C’est cela qui les attire à l’extérieur du parc », explique le chercheur en entrevue à Point du jour.

Mais dans ces champs, la chasse est autorisée.

« Comme la chasse n’est pas réglementée et qu’il n’y a pas de suivi, ça dérape un peu », déplore le chercheur.

Parcs Canada a déjà mis en place des barrières électriques pour empêcher les bisons d’aller dans ces champs. Toutefois, l’étude montre que davantage de clôtures, même ordinaires, sont nécessaires pour protéger ces bisons.

Ricardo Simon ne croit pas que de réglementer la chasse suffise à résoudre le problème.

« Le risque, c’est de déplacer le problème un peu plus loin. À un moment donné, il faut que nous, êtres humains sur cette planète, soyons capables de vivre en harmonie avec la faune sauvage présente sur le territoire », déclare-t-il.

Pour lui, la protection de ce troupeau de bisons passe par une concertation entre les parties prenantes : les autorités, les propriétaires des champs et les Premières Nations.

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