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Lock-out à l’Aluminerie de Bécancour : les employés acceptent l’offre d'Alcoa

Les travailleurs ont accepté l'offre patronale déposée la semaine dernière par la direction de l'ABI et d'Alcoa.

Photo : Radio-Canada / Maude Montembeault

Radio-Canada

Les employés en lock-out de l’Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) ont accepté à 79,77 % la dernière offre patronale, présentée par la direction d’Alcoa et de l’usine comme l’ultime tentative de règlement du conflit de travail.

Les trois conventions collectives et le protocole de retour au travail ont donc reçu l'aval des travailleurs.

Des gens assis sur des chaises dans une grande salle de conférence

88 % des employés syndiqués ont assisté à l'assemblée qui s'est tenue mardi matin à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Maude Montembeault

Nous sommes heureux qu'ABI ait une nouvelle convention collective qui permettra aux employés de revenir à l’usine et de travailler ensemble pour améliorer l'aluminerie à long terme, a déclaré la direction de l'usine concernant le résultat du vote. Nous discuterons bientôt des prochaines étapes avec nos employés.

Sur Twitter, le premier ministre du Québec François Legault, qui avait fait quelques déclarations dans le dossier du conflit du travail, a qualifié l'issue du vote d'« excellente nouvelle pour la Mauricie, le Centre-du-Québec et tout le Québec! »

Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, s'est aussi dit « heureux du dénouement du vote pour l'ensemble des travailleurs, les familles et pour l'économie de la Mauricie, du Centre-du-Québec et de tout le Québec. »

Le syndicat déçu du résultat

Le président de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos a annoncé sa démission à l’issue du vote. Je suis très déçu du résultat, a déclaré celui qui ne se voyait pas négocier le retour au travail des employés.

Le combat était rendu inégal, s’est désolé le président syndical démissionnaire Clément Masse. Ce n’est certainement parce qu’ils sont satisfaits du contrat que les gens ont voté comme ils l’ont fait; c’est parce qu’ils étaient épuisés.

Les délégués syndicaux ont aussi montré du doigt les interventions répétées du premier ministre François Legault et le contrat d’approvisionnement en électricité dont bénéficiait l’usine.

Le bureau syndical avait recommandé aux travailleurs de l’ABI de ne pas accepter la proposition patronale, principalement parce qu’elle n’a pas été négociée.

Entrevue avec Jean-Claude Bernatchez, professeur en relations de travail à l'UQTR, à l'émission RDI Économie

Un retour au travail fin juillet

La plus récente offre patronale, déposée la semaine dernière, comprend trois conventions collectives de six ans et un protocole de retour au travail à compter du 26 juillet.

Des employés sur ligne de piquetage derrière la pancarte d'ABI

Le conflit de travail à l'Aluminerie de Bécancour aura duré près d'un an et demi.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Le conflit de travail à l’ABI a été déclenché le 11 janvier 2018, quand la direction a mis les quelque 1030 employés en lock-out.

Près d’un an et demi plus tard, le nombre de syndiqués est passé à environ 900 travailleurs.

Mauricie et Centre du Québec

Relations de travail