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Milk and Bone, plus que jamais en phase avec son public

Les deux musiciennes du duo Milk and Bone font une prestation sur le plateau des Échangistes.

Le duo Milk and Bone, composé de Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaulne

Photo : Radio-Canada / Amélie Grenier

Angie Landry

Elles ont gagné un prix Juno en mars dernier, elles cumulent des millions d’écoutes sur les plateformes en ligne et elles ne comptent plus les concerts donnés à l’étranger. Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin, la matière première du duo Milk and Bone, ne chôment (surtout) pas et monteront sur scène lors du Festival Diapason de Laval en tant que têtes d’affiche, une première pour elles.

Lors du concert gratuit qui sera donné jeudi dans le quartier Sainte-Rose à Laval, Milk and Bone jouera entre autres les pièces de son plus récent mini-album, Dive, le fruit d’un travail de collaboration avec le producteur belge Alex Lustig.

Il est venu à Montréal, on a fait quelques sessions juste pour le plaisir de voir s’il y avait quelque chose qui allait sortir de là, et il y a au moins huit chansons qui sont sorties de trois sessions passées avec lui. On s’est dit : "Bon, bien, cet EP-là veut naître de lui-même!", a raconté Laurence Lafond-Beaulne au micro de Maxime Coutié, à l’émission La matinale d’été sur ICI Première, lundi matin.

Ce sont donc quatre titres, Peaches, Ride or Die, Vision. Color. et Blue Dream, qui sont nés de ce désir de mettre au monde Dive, toutes des chansons teintées par le rétro-wave des années 80.

C’est un petit trip qu’on s’est fait. Moins réfléchi, plus rapide. C’était vraiment différent de la manière qu'on crée normalement, quand on prend un an pour faire un album et qu’on y investit tout.

Laurence Lafond-Beaulne

Si elles ont modifié leurs habitudes de création le temps d’un mini-album, les deux artistes ont aussi fait évoluer leur présence en spectacle depuis la parution de leur premier album, Little Mourning, en 2015.

Avant, on avait un spectacle beaucoup plus intime, avance Laurence. Beaucoup plus introspectif, répond Camille, presque en chœur avec sa moitié. De fait, les mélodies du premier opus s’écoutaient davantage à même des salles plus petites, où l’ambiance était idéale pour fermer les yeux et apprécier.

Depuis [la parution de] Deception Bay (2018), on offre un spectacle qui est plus dansant, avec une évolution qui est réfléchie et claire, précise Camille Poliquin.

Un public aimant

Qu’elles jouent dans des petites salles intimistes en région ou qu’elles foulent de grandes scènes lors de festivals courus comme Osheaga, les musiciennes possèdent un auditoire de choix; pour paraphraser La Poune, le duo aime son public et son public l’aime.

Laurence et moi, quand on écrit de la musique, quand on écrit nos textes et qu’on fait nos albums, c’est de manière extrêmement intime et authentique. Et je pense que ça, ça se sent dans la musique qu’on fait, et les gens, quand ils écoutent, sentent peut-être un lien direct avec nous.

Camille Poliquin

Ce dont on parle dans nos chansons, c’est très vrai. On parle d’une émotion pure, ajoute-t-elle.

Cette authenticité dont parle Camille Poliquin est l’élément-clé de Milk and Bone, croit Laurence Lafond-Beaulne.

Que ce soit en entrevue, dans la vie, en spectacle, je pense qu’on est quand même "approchables". Sur nos réseaux aussi. Mais je pense que de la manière dont on fait les choses, pour les bonnes raisons, que ça se sent, soutient-elle.

D'après une entrevue de Maxime Coutié, à l'émission La matinale d'été

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