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Après 30 ans, la pêche commerciale à la baleine a repris au Japon

La baleine gît sur un bateau, entourée de trois pêcheurs.

La première baleine pêchée au Japon en 30 ans arrive au port de Kushiro.

Photo : AFP/Getty Images / Kazuhiro Nogi

Radio-Canada

Une baleine de Minke de huit mètres a été rapportée lundi au port de Kushiro, sur l'île d'Hokkaido, au nord du Japon, inaugurant la reprise de la chasse commerciale à la baleine après plus de trois décennies d'interruption.

Cinq navires baleiniers avaient quitté le port lundi matin. D'autres bateaux devaient par ailleurs quitter le port de Shimonoseki, dans le sud du Japon, et passer la majeure partie de l'été en mer.

Cette reprise de la chasse à la baleine fait suite à la décision prise six mois auparavant par le gouvernement japonais de quitter la Commission baleinière internationale (CBI) et de s'affranchir ainsi d'un moratoire.

« Nous estimons que les baleines sont des ressources marines comme les poissons et qu'elles sont utilisables, sur la base de critères scientifiques », a expliqué à l'AFP un responsable du ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche.

« Nous déterminons des quotas de sorte à ne pas nuire aux espèces », a-t-il précisé. Le maximum d'ici décembre est fixé à 227 prises.

Tokyo n'avait jamais totalement renoncé à la pêche à la baleine, qui restait pratiquée, officiellement à des fins scientifiques, dans le Pacifique Nord et l'Antarctique.

Le Japon y avait commencé ses « missions de recherches » il y a respectivement 32 et 25 ans, se prévalant d'une « exception scientifique » tolérée par la CBI, même s'il était connu que les cétacés finissaient souvent sur les étals des vendeurs.

Maintenant que les recherches scientifiques sont abandonnées, les baleiniers devront changer de zone de pêche et n'aller harponner que dans la zone économique exclusive du Japon, et non plus en haute mer.

Dans une assiette, des tranches minces de lard de baleine sont servies avec un peu de vermicelles.

Du lard de baleine est servi dans un restaurant de Minamiboso.

Photo : Reuters / Issei Kato

Une viande qui n'est plus tellement prisée

La chair de baleine sera donc maintenant beaucoup plus accessible aux consommateurs japonais, bien que les amateurs ne soient pas forcément très nombreux.

Le secteur baleinier ne représente que 300 emplois directs au Japon, et les prises annuelles étaient jusqu'à présent de 5000 tonnes, soit 40 à 50 grammes seulement par habitant, ce qui ne représente que 0,1 % de la consommation totale de viande, selon des données gouvernementales.

Plusieurs, comme Joji Morishita, ancien commissaire du Japon à la CBI, se demandent d'ailleurs si la pêche commerciale est encore viable au Japon. Elle y est toutefois défendue comme une tradition à préserver. 

Seulement deux autres pays à travers le monde pêchaient toujours la baleine l'an dernier : la Norvège et l'Islande. L'Islande s'abstiendra cependant cette année de la chasser, pour la première fois depuis 2002, les deux entreprises islandaises spécialisées dans ce domaine ayant décidé de renoncer à la saison 2019.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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