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Plusieurs ménages toujours sans logement au 1er juillet

Les arrondissements montréalais du Plateau-Mont-Royal et de Ville-Marie sont particulièrement touchés par la présence de locations touristiques illégales.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le déménagement du 1er juillet a été compliqué pour plus de 450 ménages, qui ont fait appel à des ressources d’aide pour trouver un logement, selon un organisme de défense des locataires.

« Avec la baisse généralisée du taux d'inoccupation dans la plupart des villes du Québec, on a un nombre important de gens qui se sont trouvés en difficulté, qui ont fait appel au service d'aide. On parle de plus de 450 ménages », a souligné à Radio-Canada Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

La pénurie touche surtout les familles à faible revenu qui cherchent de grands logements. À Montréal, 12 ménages sont actuellement hébergés par l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM).

« Lundi, on prévoit en avoir une vingtaine et on suit aussi une quinzaine d’autres, qui affirment pour l’instant avoir un plan B, mais on ne sait jamais », confie Mathieu Vachon, porte-parole de l’OMHM.

Ce dernier confie que l’Office a reçu trois fois plus d’appels que l’an dernier, mais que la situation n’est pas aussi critique que lors de la crise du logement qui a sévi dans la métropole au début des années 2000. L'OHMH offre aussi un service de transport et d'entreposage pour les ménages dans l'attente d'un nouveau chez-soi.

Craig Sauvé, conseiller associé à l’habitation au comité exécutif indique que la Ville, « a les ressources adéquates pour prendre en charge tout le monde qui est venu au service de référence. On a prévu le coup, on a réservé des chambres pour eux. Tout le monde va être pris en main – personne ne va être laissé dans la rue »,

Pour d’autres, comme Angélique, il aura fallu se résoudre à opter pour le plan B et choisir la colocation, à défaut d’avoir trouvé son propre logement. « Dans les visites on était une dizaine de personnes à visiter en même temps alors c'est la course : premier arrivé, premier servi. Ou c’est celui qui a le meilleur crédit, mais moi j'ai pas encore de crédit de bâti. Je suis jeune », a-t-elle confié à Radio-Canada.

On n'est pas en pénurie, on est en rareté. Nos offices sont sur appels et ce que je peux dire c'est que présentement on donne des programmes de supplément au loyer d'urgence.

Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation au sein du gouvernement Legault

Ce programme permet aux ménages locataires de payer un loyer équivalent à 25 % de son revenu, alors que le complément sera épongé par la Société d’habitation du Québec et la municipalité.

« Effectivement, les programmes de supplément aux loyers d'urgence pour nous c'est une bonne solution. Malheureusement même si le gouvernement de la CAQ s'est engagé à financer les fonds manquants pour s'assurer de la réalisation de 10 000 de ces  13 000 logements-là, la CAQ n'a malheureusement pas annoncé de nouveaux logements sociaux pour la première fois en 20 ans », conclut la porte-parole du FRAPRU.

Avec les informations de Michel Marsolais.

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