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Pénurie de main-d'oeuvre : gros été en perspective pour les techniciens de scène

La main d'un technicien de scène appuie sur des boutons.

Pour exercer les fonctions de technicien de scène, il faut être prêt à investir beaucoup de temps et d'énergie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la pénurie de main-d’oeuvre n’épargne pas le domaine de la culture. Elle affecte particulièrement les techniciens de scène de la région.

Ces travailleurs évoluant dans l’ombre des artistes sont souvent obligés de multiplier les heures supplémentaires en raison de la rareté de la main-d’oeuvre.

Durant la saison chaude, au moment où les festivals se multiplient, ils ne savent souvent plus où donner de la tête.

Pour illustrer le problème, le directeur du service de la location chez Soluson, Tommy Lepage, raconte que son équipe a travaillé à un rythme effréné la fin de semaine dernière.

On partait à 8 h du bureau. On arrivait vers 10 h sur le site. Puis, on repartait vers 1 h 30 du matin, résume-t-il.

En plus de devoir composer avec un horaire à la fois atypique et très chargé, les techniciens de scène ont aussi à faire face aux caprices de dame Nature à l’occasion.

Un technicien de scène accorde une entrevue à une journaliste dans un entrepôt débordant de fils et de boîtes.

Selon Sam Plourde, il faut être un véritable passionné pour exercer son métier.

Photo : Radio-Canada

Sam Plourde, l’un d’entre eux, soutient qu’il lui est arrivé de travailler dans des conditions météorologiques extrêmes.

L’été, il peut faire 30 degrés Celsius; l’hiver, ça descend jusqu’à -40 parfois, précise-t-il.

M. Plourde ajoute que les techniciens de scène finissent par s’y habituer.

Ça prend une carapace. C’est nécessaire de s’habiller comme il faut. On s’organise pour avoir un minimum de conditions viables quand même, mentionne-t-il.

Un homme prend place devant un mur sur lequel des câbles ont été accrochés.

D'après Tommy Lepage, les nouveaux venus ont tendance à se bercer d'illusions.

Photo : Radio-Canada

M. Lepage constate que bien des jeunes ne sont pas du tout conscients de ces difficultés lorsqu’ils arrivent sur le marché du travail.

Souvent, ils pensent que c’est un métier facile, plaisant et glamour. Finalement, ils se rendent compte que c’est difficile, indique-t-il.

Avec les informations de Thomas Laberge et de Mélanie Patry

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