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La crise du logement n'épargne pas l'Est-du-Québec

Une pancarte de logement à louer

Une pancarte de logement à louer

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand

Xavier Lacroix
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le manque drastique de logements disponibles dans l'ensemble de la province se fait également sentir dans l'Est-du-Québec. Une situation qui inquiète le Front d'action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU.

Les taux d'inoccupation à Gaspé (1,2 %), aux Îles-de-la-Madeleine (1,4 %) et à Rivière-du-Loup (1,8 %) se situent sous le seuil d'équilibre de 3 %, selon les dernières données de la SCHL, la Société canadienne d'hypothèques et de logement.

Ces faibles taux d'inoccupation peuvent entraîner une hausse des prix des loyers, ce qui est problématique pour de nombreux ménages à faibles revenus, estime Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU.

Véronique Laflamme, porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) lors d'une entrevue

Véronique Laflamme, porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

Photo : Radio-Canada

« Les gouvernements considèrent qu'on ne devrait pas consacrer plus de 30 % de son revenu au loyer pour pouvoir répondre à nos autres besoins. Or en Gaspésie et aux Îles, 25 % des ménages sont dans cette situation. »

— Une citation de  Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU

Bien que la Côte-Nord ait le plus haut taux d'inoccupation de la province, le FRAPRU rappelle qu'une baisse drastique du nombre de logements disponibles peut survenir à tout moment en raison du contexte économique de la région.

« On l'a vu quand on a connu la pénurie de logements à Sept-Îles. Quand cette pénurie là arrive, bien il n'y a pas de logements pour les gens qui ne profitent pas du développement économique. »

— Une citation de  Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU

En plus de réclamer la construction de logements sociaux et un meilleur accès à la Régie du logement en Gaspésie et sur la Côte-Nord, le FRAPRU souhaite que le gouvernement améliore les services aux locataires.

Vers une période de rareté des logements

À l'heure actuelle, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (la CORPIQ) se dit préoccupée par le nombre élevé de logements vacants dans certaines régions.

C'est le cas au Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord où les taux d'inoccupation atteignent respectivement 3,4 % et plus de 7 %, selon la SCHL.

Hans Brouillette, directeur des affaires publiques de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec

Hans Brouillette, directeur des affaires publiques de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec

Photo : Radio-Canada

« En bas de 2 %, les propriétaires ont beaucoup plus de facilité à louer leurs logements [...]. Lorsque vous avez des taux d'inoccupation qui, comme à Matane ou Rimouski, dépassent 3,5 %, c'est plus difficile pour des propriétaires qui n'ont pas des logements bien situés et en bon état de pouvoir trouver preneur. »

— Une citation de  Hans Brouillette, directeur des affaires publiques de la CORPIQ

Toutefois, à l'image de la situation à Gaspé, aux Îles-de-la-Madeleine et à Rivière-du-Loup, la CORPIQ estime que le Québec se dirige vers une période de plus grande rareté des logements.

On est dans un changement de cycle , affirme Hans Brouillette. On se retrouve avec un marché où la demande va continuer à être soutenue au cours des prochaines années, mais il n'est pas dit que l'offre, donc la construction de nouveaux logements et le maintien des logements existants sur le marché locatif puisse répondre véritablement à la demande , conclut-il.

Avec la collaboration de Geneviève Génier-Carrier

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