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Tramway : le FRAPRU craint une hausse du prix des loyers

Certains résidents de Québec participaient à un déménagement, dimanche, dans le quartier Saint-Roch.

Certains résidents de Québec déménageaient, dimanche, dans le quartier Saint-Roch.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’arrivée d’un tramway à Québec inquiète le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), qui craint de voir certains logements devenir encore plus inaccessibles en bordure du tracé, notamment dans les quartiers de Saint-Roch et de Saint-Sauveur.

Quand il y a un grand projet comme ça, ça entraîne une spéculation et c'est sûr que du moment qu'il y a un projet qui s'en vient, les terrains vacants, les projets immobiliers se prévoient en conséquence de ces projets de développement là , dénonce Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, un organisme qui défend le droit aux logements.

Certains quartiers de la Basse-Ville sont particulièrement à risque, selon Mme Laflamme.

Une situation déjà vécue à Québec

L'augmentation du prix des maisons en raison de l'arrivée du transport en commun est déjà notable dans la capitale, selon François Des Rosiers, professeur de gestion urbaine immobilière au Département de finance, assurance et immobilier de l'Université Laval.

Selon lui, l’arrivée de grands axes d’autobus a causé une hausse du prix des propriétés dans certains secteurs.

Il y a eu effectivement des impacts sur les valeurs des propriétés autour du Métrobus, par exemple le 800, le 801, 802. Ça s'est chiffré à peu près entre 3 % et c'est allé jusqu'à 11 % d'augmentation de valeur des propriétés résidentielles.

24 personnes toujours sans logement

En date du 30 juin à Québec, soit quelques heures avant le 1er juillet, 24 personnes n’avaient toujours pas trouvé de logement, selon Véronique Laflamme, du FRAPRU. De ce nombre, 23 étaient hébergés chez des proches en attendant de trouver un logement.

Sans parler de pénurie, Mme Laflamme s’inquiète de voir le taux d’inoccupation de certains quartiers centraux se situer sous la barre des 3 %, notamment en Basse-Ville (2,4 %), et en Haute-Ville (2 %).

C'est des taux d'inoccupation qui ont baissé, qui sont inquiétants quand on connaît les conséquences qu'a eues la pénurie prolongée à la fin des années 2000

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU.

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU.

Photo : Radio-Canada

Les logements abordables sont particulièrement inaccessibles, indique Mme Laflamme.

Les locataires de Québec ont peut-être plus de logements, mais ceux qui ont des revenus modestes finalement ont aussi de la difficulté à trouver un logement adéquat à un prix qu'ils peuvent payer.

Ce qu'on voit dans des villes comme Montréal et Québec par exemple, c'est des studios à 800, 900 dollars, ce n'est pas le loyer moyen qu'on retrouve dans les études sur le marché locatif. Mais le loyer moyen des logements qui sont disponibles à la location est beaucoup plus élevé, ajoute Mme Laflamme.

Une situation remarquée par Guylain Lambert, en plein déménagement, dimanche. « C'est sûr que le quartier, en ville, c'est toujours plus cher, généralement quelque chose de super bien, c'est autour de 900-1000 $, sinon on s'éloigne un peu. ».

C’est d’ailleurs dans la région métropolitaine de Québec où le loyer moyen d’un logement est le plus élevé, selon la FRAPRU, citant des données de la Société canadienne d’hypothèque et de logements (SCHL).

Plus de logements sociaux comme solution

La Ville de Québec devrait rapidement adopter un règlement obligatoire d'inclusion, comme l'a fait Montréal, avec un nombre suffisant de logements sociaux croit Véronique Laflamme.

Une telle politique serait particulièrement pertinente, alors que l’arrivée du tramway à Québec risque de compliquer encore davantage la vie des locataires. Il faut aussi s'assurer que la Ville, met à l’abri de la spéculation des terrains publics et créé une réserve de terrains dédiés aux logements sociaux.

La Ville de Québec n'a pas voulu répondre à nos questions sur le sujet.

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