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Pas de la violence, de la « désobéissance », dit la capitaine du Sea-Watch

Carola Rackete suivie d'un policier.

Carola Rackete, la capitaine du Sea-Watch arrive au quartier général de la police des finances, à Lampedusa, en Italie, après son arrestation.

Photo : Reuters / Guglielmo Mangiapane

Radio-Canada

La capitaine du Sea-Watch, Carola Rackete – arrêtée après avoir accosté de force dans le port de Lampedusa, en Sicile, pour débarquer des migrants – s’est de nouveau excusée d'avoir tenté une manœuvre dangereuse contre la vedette des douanes qui voulait l’empêcher d’arriver à bon port, affirmant que son geste n’en était pas un de violence, mais de désobéissance.

La manœuvre a permis de faire débarquer les 40 migrants que le navire humanitaire avait secourus 17 jours plus tôt au large de la Libye. Elle n’a pas fait de blessés, mais a endommagé le bateau des autorités portuaires.

La situation était désespérée. Mon objectif était seulement d'amener à terre des personnes épuisées et désespérées. J'avais peur, a déclaré l’Allemande de 31 ans, qui dit avoir craint que des migrants se suicident en se jetant à l'eau, alors qu'ils ne savent pas nager.

Je n'avais pas le droit d'obéir, on me demandait de les ramener [les migrants] en Libye. Ce sont des personnes qui fuient un pays en guerre, la loi interdit qu'on puisse les ramener là-bas, a-t-elle poursuivi, dans une entrevue donnée dimanche au Corriere della Sera.

Cela a seulement été de la désobéissance et j'ai fait une erreur d'appréciation en approchant du quai, a-t-elle encore expliqué.

Je ne voulais certainement pas toucher la vedette des douaniers. Mon intention n'était pas de mettre quiconque en danger, je m'en suis déjà excusée et je renouvelle mes excuses, a dit aussi Mme Rackete.

Placée aux arrêts domiciliaires, la capitaine sera présentée à un juge en début de semaine à Agrigente et devra répondre notamment d’accusations d'aide à l'immigration clandestine et de résistance à un navire de guerre. Pour ce dernier délit, elle risque entre 3 et 10 ans de prison.

L’Allemande n’est cependant pas seule dans sa lutte, car, à l’appel de vedettes de la télévision de son pays, des milliers de ses compatriotes ont fait des dons pour payer ses frais juridiques.

On cherche ainsi à amasser 300 000 euros (446 610 $) pour sa défense.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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