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De militaire à chocolatière de renom

Une femme manipule des fèves de cacao.

Gabrielle Breau s'est découvert un intérêt pour le chocolat fin lorsqu'elle a pris sa retraite des Forces armées canadiennes. Depuis, elle gagne des prix internationaux prestigieux.

Photo : Radio-Canada / Nathalie Geddry

Jessica Savoie

Retraitée des Forces canadiennes, Gabrielle Breau s'est découvert une passion pour le monde du chocolat. Après avoir parcouru la planète pour en apprendre davantage sur ce produit très prisé, elle a décidé de mettre ses connaissances à l'oeuvre et a ouvert une chocolaterie de luxe, Petite Patrie, à Medford, en Nouvelle-Écosse.

Pour Mme Breau, la retraite était loin d'être synonyme de repos. Après avoir fait carrière dans les forces armées, la soldate s'est permis un voyage où elle a goûté à ce qui lui semblait être le meilleur chocolat du monde.

Sans le savoir, j'ai goûté la meilleure barre de chocolat au monde, cette année-là. Donc j'étais surprise, se remémore-t-elle.

Son conjoint et elle ont décidé d'acheter une boîte de ce fin chocolat appelé « Beans to bar » (de la fève à la barre, en français), pour ensuite en acheter sans arrêt, sans pouvoir y résister. C'est lorsque la compagnie a fermé ses portes que le couple a eu l'idée de confectionner lui même son propre chocolat.

Je me souviens, ça été une commande et après une autre et disons qu'on a mangé beaucoup de chocolat cette année-là

Gabrielle Breau, chocolatière
Une barre de chocolat maison.

Le chocolat fin confectionné par l'entreprise est fait de fèves de cacao biologique et équitable, choisies avec soin en provenance de nombreux pays du monde.

Photo : Radio-Canada / Nathalie Geddry

Elle s'est mise à en apprendre davantage sur le sujet, en prenant des cours en ligne et en assistant à des classes dans une école de chocolatiers et en voyageant autour du monde pour partir à la rencontre des fermiers qui cultivent les fèves de cacao.

Son désir était de connaître le chocolat sous toutes ses formes, en partant du producteur jusqu'au vendeur.

Je n'avais aucune idée de ce dont je parlais, parce que ce n'est pas facile fabriquer du chocolat, partage Gabrielle Breau.

Ces nombreux efforts ont porté fruit, car aujourd'hui, la retraitée gagne sa vie à concocter l'un des chocolats les plus prisés au pays. Son entreprise, située en Nouvelle-Écosse, attire dans la région bon nombre de touristes et d'adeptes de chocolat.

Cette popularité, Mme Breau la doit aux produits qu'elle prend soin de sélectionner pour la fabrication de ses barres chocolatées. Après avoir rencontré des cultivateurs de cacao en Amérique latine, l'Acadienne a compris l'importance de savoir d'où viennent les fèves de cacao qu'elle achète.

Aujourd'hui, elle ne se procure que des fèves biologiques et équitables, parce qu'elle veut faire sa part socialement, mais aussi parce qu'un bon cacao fait toute la différence dans le goût d'un produit.

Des graines de cacao.

Les fèves de cacao utilisées chez Petite Patrie sont soigneusement sélectionnées dans les meilleurs pays au monde en la matière.

Photo : Radio-Canada / Nathalie Geddry

Un chocolat fin comme celui-ci, c'est comme un vin qui est fin. Tu as plein de saveurs qui se développent dans ta bouche, explique la chocolatière.

Une tablette de chocolat, une semaine de confection

La production d'une tablette de chocolat nécessite une semaine de travail, selon un long processus, mentionne la chocolatière.

Gabrielle Breau raconte que dès le moment où elle reçoit ses fèves de cacao, elle doit commencer par les faire légèrement rôtir : juste assez pour que l'écaille se détache de la graine.

Des fèves de cacao.

Les fèves de cacao utilisée par la compagnie sont biologiques et équitables.

Photo :  Facebook / @patriechoco

Elle prend les fèves rôties pour ensuite les broyer dans une machine spécialement conçue pour concasser les graines. Elle prend bien soin de trier le mélange, pour séparer les coquilles des fèves, et dépose ces dernières dans un broyeur qui va rendre le mélange liquide et épais.

Tu croirais qu'à cette étape, ça sent le chocolat, mais pas du tout. Ça sent le vinaigre, parce que l'acide acétique sort et c'est exactement ce qu'on a besoin, explique-t-elle.

Elle explique que ce mélange repose pour quelques jours avant qu'elle ne recommence à le manipuler.

Après ça, vient le temps d'ajouter du sucre et un peu de lécithine. Un peu de beurre de cacao par la suite et voilà, indique la chocolatière.

Du mélange à tablette de chocolat.

Une tablette de chocolat prend une semaine à confectionner.

Photo : Radio-Canada / Nathalie Geddry

Depuis ses débuts, Gabrielle Breau s'est fait connaître partout au pays et même à l'International. Cette année, elle recevait des prix lors des compétitions mondiales du Chocolate Academy, en Angleterre. Elle est la première, en Atlantique, à se distinguer lors de cette compétition.

Selon des informations de Ça se passe ici.

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