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Les entrepreneurs contrôlent l’Hôtel de Ville d’Ottawa, dénonce un conseiller

Shawn Menard dans la salle du conseil municipal d'Ottawa. À sa gauche, un micro.

Shawn Ménard estime que les entrepreneurs « contrôlent » l'Hôtel de Ville d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’influence indue des entrepreneurs sur l’Hôtel de Ville d'Ottawa est à l’origine d’une décision controversée prise cette semaine au comité d’urbanisme, estime le conseiller du quartier Capitale.

Shawn Menard était visiblement frustré lors de la réunion, jeudi, alors que ses commettants du Vieil-Ottawa Est s’opposaient à des changements à une politique dont le développement s’est échelonné sur plusieurs années pendant des négociations entre la Ville et la firme The Regional Group.

Après que le comité d’urbanisme a approuvé l’amendement par huit voix contre une, des résidents ont quitté la salle est qualifié le processus de dégoûtant, après quoi le conseiller Menard leur a expliqué que c’est comme ça que ça fonctionne ici [à l’Hôtel de Ville].

Selon lui, ses électeurs ont soulevé de bons points, mais le processus décisionnel a été teinté par des conseillers qui acceptent des dons de la part d’entrepreneurs pendant les campagnes électorales.

Quand les gens de l’urbanisme acceptent 1200 $ des entrepreneurs en question, c’est un conflit d’intérêts. Mais, ça ne fonctionne pas comme ça ici. Pourquoi? Parce que les entrepreneurs contrôlent l’Hôtel de Ville et c’est comme ça depuis très, très longtemps, a soutenu M. Menard.

Dons d’entrepreneurs

Je n’ai pas de commentaire à faire là-dessus, a répondu la présidente du comité d’urbanisme d’Ottawa et conseillère Jan Harder, alors interrogée sur le sujet.

À noter qu’il n’y a rien d’illégal dans le fait que des entrepreneurs effectuent des dons de nature politique. Les règlements encadrant les dons lors de campagnes électorales permettent aux individus de donner un maximum de 1200 $.

L’élection de l’automne dernier était la première lors de laquelle les dons d’entreprises et de syndicats n’étaient plus permis.

Historiquement, les entrepreneurs ont donné davantage aux candidats que les gens d’autres secteurs de l’économie. La conseillère Harder et le vice-président du comité d’urbanisme et conseiller Tim Tierney, ont accepté 1200 $ et 900 $ respectivement de la part de Josh Kardish, vice-président de EQ Homes, un partenaire du projet Greystone Village.

Mes dons ont été faits à titre de citoyen privé parce que je crois fermement en l’importance de soutenir le processus démocratique, s’est défendu M. Kardish dans un courriel à CBC.

Formation du comité à revoir?

La conseillère Catherine McKenney a soutenu que ces dons soulèvent à tout le moins un problème de perception.

Les contribuables s’inquiètent des décisions prises par les élus et comment elles sont prises. Cet enjeu ne fait qu’aggraver la crainte de notre population, a poursuivi Mme McKenney.

La conseillère Catherine McKenney du quartier Somerset

La conseillère Catherine McKenney.

Photo : Radio-Canada / CBC

Elle a indiqué qu’elle aussi est irritée par certaines décisions du comité d’urbanisme, comme la décision de rejeter des propositions émanant de la communauté à la faveur du projet du groupe Trinity de construire un trio de tours, dont une de 65 étages, plus de deux fois la limite permise par le zonage dans le secteur.

Selon elle, davantage de conseillers des quartiers urbains devraient siéger au comité d’urbanisme.

Au début du présent mandat, seul le conseiller Jeff Leiper représentait un quartier central au comité, avant que le conseiller Brockington y soit accueilli par la suite.

Pour sa part, le conseiller Shawn Menard propose d’aller plus loin. Le comité d’urbanisme doit être divisé, selon lui, pour que les secteurs ruraux et urbains puissent chacun régler les questions d’urbanisme les touchant respectivement.

Avec les informations de Kate Porter de CBC

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