•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Deux ans après les feux, les touristes se font toujours attendre à Williams Lake

Chargements de bois devant un entrepôt.

L'industrie forestière représente une part importante de l'économie de Williams Lake.

Photo : Radio-Canada / Francis Plourde

Deux ans après les feux qui ont décimé les forêts de l’intérieur de la Colombie-Britannique, leurs conséquences économiques se font toujours sentir à Williams Lake et sa région.

Dans le village historique de la communauté autochtone de Soda Creek, Xatsull, situé aux abords du fleuve Fraser, le long du corridor de la ruée vers l’or, les touristes manquent toujours à l’appel, après les incendies de 2017 et de 2018.

« Nous avons quelques réservations, mais moins que d’habitude à ce moment-ci de l’année », dit Cheryl Chapman, responsable du développement économique à Soda Creek.

Un village autochtone dans les montagnes.

Village historique de Xatsull. Les deux derniers étés ont été difficiles pour le tourisme, qui a diminué dans la région en raison des feux de forêt.

Photo : Radio-Canada

En 2017, le village a été épargné par les flammes, mais a dû demeurer fermé en raison du danger. En 2018, la fumée provenant des feux présents ailleurs dans la région a fait fuir les touristes.

« Nous étions ouverts, mais les organisateurs de voyages en groupe s’inquiétaient pour leur santé et celle de leurs visiteurs », explique Cheryl Chapman.

Depuis 2017, le village historique doit aussi se résigner à accueillir ses clients avec des tipis sans toiles, celles-ci ayant été abîmées après avoir été entreposées à la hâte. « Nous n’avons pas les ressources pour les remplacer », dit Cheryl Chapman.

Une pénurie de travailleurs

Dans les jours qui ont suivi le début des feux de forêt, le 7 juillet 2017, la population de Williams Lake et de la région a été évacuée. Les 11 000 habitants ont dû se rendre au nord, à Prince George, ou au sud, à Kamloops. 

L'équivalent de 1,2 million d'hectares, soit deux fois la superficie de l'Île-du-Prince-Edouard, ont brûlé cet été-là en Colombie-Britannique.

Une fois l’avis d’évacuation levé, la Ville a remarqué l'absence de nombreux travailleurs qui étaient payés au salaire minimum.

Une serveuse devant un ordinateur.

Le restaurant Mr Mikes, au centre-ville de Williams Lake, a été moins touché que d'autres par le départ d'employés au salaire minimum.

Photo : Radio-Canada / Francis Plourde

Le gérant du restaurant Mr Mikes, situé au centre-ville, s’estime chanceux.  « Nous avons perdu un membre de notre équipe, dit Nigel Lax, mais, à d’autres endroits, un nombre élevé d'employés ne sont pas revenus. »

« Nous constatons qu'une majorité d'entre eux ne sont pas revenus travailler à Williams Lake, mais sont plutôt restés dans ces grandes communautés », ajoute-t-il.

Enseigne de restaurant McDonald's.

Le McDonald's de Williams Lake fonctionne toujours avec des heures réduites, deux ans après les feux.

Photo : Radio-Canada / Francis Plourde

Le Walmart et le McDonald’s de Williams Lake ont été particulièrement touchés. Deux ans après, le McDonald’s affiche toujours des heures réduites de 6 h à 22 h. 

Des secteurs plus touchés que d’autres

« Les entreprises fortement touchées par les incendies tels que les organisateurs de loisirs et de tourisme en plein air, les éleveurs et les entreprises saisonnières entament une phase de reprise pluriannuelle de leurs activités », note-t-on dans un rapport commandé l’année dernière par la Municipalité.

Quant à l’industrie forestière, malgré son déclin, elle fonctionne temporairement à plein régime, car les compagnies s’affairent à collecter le bois brûlé avant qu'il ne puisse plus être sauvé. 

Lueurs d’espoir

Dans son plan d’action adopté en décembre, la Ville de Williams Lake a adopté des mesures pour s’attaquer à la pénurie de main-d’oeuvre.

Le but est notamment de recruter des travailleurs non qualifiés et spécialisés. Elle compte aussi appuyer le travail du centre d’emploi pour les autochtones de la région, le Cariboo Chilcotin Aboriginal Training Employment Centre, afin de former de futurs employés. 

Le secteur du tourisme, lui, dépendra beaucoup de la prochaine saison. 

Une femme devant une structure de tipi.

Cheryl Chapman, membre de la Première Nation de Soda Creek, située à quelques kilomètres au nord de Williams Lake.

Photo : Radio-Canada / Francis Plourde

Cheryl Chapman estime qu’il faudra des années pour renverser la mauvaise réputation associée aux incendies. « Les gens ont toujours un peu peur des feux », note-t-elle. 

Pour relancer le site, la responsable du développement économique mise sur une grande fête pour les 25 ans du village historique de Xatsull, en 2021.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !