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Les difficultés de la communauté LGBTQIA+ de Hamilton

Les participants aux célébrations de la fierté gaie forment un cercle autour des manifestants anti-LGBTQ+.

Les participants aux célébrations de la fierté gaie forment un cercle autour des manifestants anti-LGBTQ+.

Photo : Radio-Canada / Natasha Macdonald-Dupuis

Colin Côté-Paulette

Manifestation devant la maison du maire, perturbation d'une séance du conseil municipal; les relations sont tendues entre les autorités de la ville de Hamilton et la communauté LGBTQIA+ depuis des altercations survenues lors d'une activité de la fierté gaie plus tôt ce mois-ci. Selon une sociologue, la réponse des autorités envers la montée de l’extrême-droite serait en cause.

Plus tôt ce mois-ci, un groupuscule d'extrême-droite religieuse s'est incrusté dans les festivités de la fierté gaie de Hamilton pour une deuxième année consécutive.

La présence des manifestants anti-LGBTQ a provoqué des altercations violentes.

S'il n'est pas encore clair quelle partie a attaqué l'autre en premier, la communauté LGBTQIA+ affirme que l'intervention du corps policier et la réponse de la ville ont été timides compte tenu des circonstances.

C’est vraiment dévastateur pour notre communauté et ça amplifie le sentiment d’insécurité qu’on a déjà vécu, même avant les événements de la fierté ce mois-ci, indique Jyssika Russell, une membre du groupe Hamilton Queers Against Hate.

La police de Hamilton pour sa part, affirme avoir fait son travail.

Quant au maire de Hamilton, Fred Eisenberger, ce dernier dit vouloir rencontrer des membres de la communauté LGBTQIA+ afin d’élaborer une stratégie d’inclusion et de bâtir un Hamilton pour tous.

Dans un communiqué de presse publié dix jours après l’incident, le politicien a également condamné la présence de groupes d’extrême-droite et néonazi dans sa ville.

Manque de réactions des autorités

Pour la sociologue Tina Fetner, de l’Université McMaster, c’est trop peu, trop tard.

Nous avons des gens qui demandent au maire, au conseil municipal et au service de police de prendre tout ça au sérieux. Des gens sont à risque quand ces groupes haineux se forment. On voit une lenteur et un manque d’enthousiasme pour répondre à ces préoccupations, soutient-elle.

La professeure croit que la montée de l'extrême-droite est une tendance globale que les autorités de Hamilton ne prennent pas au sérieux.

La sociologue pense également qu’un manque de diversité au sein du conseil municipal de Hamilton rend la relation entre les autorités et la communauté LGBTQIA+ difficile.

On pense qu’on a résolu les problèmes de la communauté LGBTQ au Canada, parce qu’on a maintenant un robuste système de droits auquel la communauté LGBTQIA+ peut recourir, mais dans leur expérience de vie de tous les jours, les problèmes des membres de cette communauté n’ont pas été résolus. Ils vivent toujours plus de violence, de stress et sont moins en santé selon les statistiques, affirme-t-elle.

Manque d’espace sécuritaire

Les deux seuls bars gais de Hamilton ont fermé leurs portes en 2016. Depuis, aucun autre établissement permanent de la sorte a été établi dans la ville.

Ce manque d’espace sécuritaire ou de safe space a été analysé par des chercheurs de l’Université McMaster dans une étude publiée plus tôt ce mois-ci (Nouvelle fenêtre)

La majorité des répondants disent manquer d'espaces où ils se sentent en sécurité, en plus d'être victimes d'actes haineux et de discrimination dans les services publics et le marché immobilier.

Aucune date n’a été prévue pour une rencontre entre la mairie et la communauté LGBTQIA+.

Toronto

Politique municipale