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Une Première Nation qui soutenait l’expansion du pipeline Trans Mountain change d’avis

Les deux hommes affichent un air grave. Ils prennent la pose devant un bosquet.

Sonny Mchalsie, leader autochtone, et Shane James, membre du conseil, craignent que les terres et les droits des Shxwowhamel ne soient pas respectés.

Photo : Radio-Canada / Angela Sterritt

Radio-Canada

La Première Nation des Shxwowhamel, située près de Hope en Colombie-Britannique, n’est pas satisfaite des dernières consultations concernant le doublement de l’oléoduc qui doit passer sur son territoire. Elle craint que l’installation des tuyaux endommage des vestiges sacrés.

Les Shxwowhamel avaient conclu un accord avec Kinder Morgan, propriétaire du pipeline avant que le gouvernement fédéral ne l'achète l'an dernier, en vue de protéger un ancien village au travers duquel doit passer l’oléoduc.

Or, les consultations demandées par la Cour d’appel fédérale en août dernier et qui viennent de s'achever ont fait planer le doute dans la communauté.

Des membres de la Première Nation ont prévenu, lors des consultations, que les travaux risquaient de détruire des vestiges datant de 1400 ans, dont des artéfacts, une vingtaine de maisons traditionnelles et des tombes. Selon Shane James, un des membres du conseil de la Première Nation, les autorités n’en ont toutefois pas tenu compte.

J’en ai pleuré. Nous sommes scandalisés à l’idée que ce site sacré va être dégradé.

Shane James, un des membres du conseil de la Première Nation des Shxwowhamel

Shane James dit que l’ancien juge de la Cour suprême du Canada, Frank Iacobucci, qui était chargé de mener les consultations, n’a rencontré sa nation qu’une fois, à Vancouver, en même temps que d’autres Premières Nations.

Nous n’avons pu joindre M. Iacobucci avant publication de cet article pour recueillir son commentaire. Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Amarjeet Sohi, a rendu visite à la Première Nation la semaine dernière.

La Première Nation des Shxwowhamel garde le souvenir douloureux de la destruction de quatre maisons traditionnelles en 1953, lors de la construction de l’oléoduc.

Elle se dit prête à demander des injonctions de la cour et à faire valoir ses droits.

Le président-directeur général de Trans Mountain, Ian Anderson, assure que son entreprise ne touchera pas aux vestiges Shxwowhamel. Nous sommes bien conscients de l’importance de ce site, dit-il, et à quel point nous devons le protéger.

En tout, quatre Premières Nations affirment qu’elles vont contester la dernière autorisation de l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain par le gouvernement fédéral : les Shxwowhamel, les Tsleil-Waututh, les Squamish et les Coldwater.

Dans le même temps, Ian Anderson annonce que les tuyaux sont déjà en route pour l’Alberta.

Avec les informations d'Angela Sterritt.

Colombie-Britannique et Yukon

Autochtones